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Le blog de Ritournelle

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hendaye 008

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San se

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Renée Camps

Voilà un auteur qui mérite plus de publicité que les médias ne lui en accordent.

Récemment venu à Biarritz présenter son dernier livre sur son enfance en Algérie, « La montagne »(prix Marcel Pagnol 2012) il s'est prêté au jeu des questions - réponses avec une grande gentillesse. C'est un homme délicat, secret et sensible, qualités que son écriture nous livre. Renée Camps est un hommage à sa mère disparue en 2000. Difficile pour l'auteur d'aborder le sujet tant ses rapports avec elle ont été contrastés. Dans la vie de cette femme, il y a un événement marquant, la guerre d'Algérie, à partir duquel rien ne sera plus comme avant:elle revient seule avec ses deux enfants dans sa Catalogne natale. C'est une déchirure énorme;elle assume mal son divorce, mais se veut exemplaire pour ses enfants sur lesquels elle reporte toute son affection . Trop, certainement, car elle est excessive en tout.

Sa fragilité psychologique fait qu'elle en vient à attribuer à ce fils qu'elle adore un peu tous les rôles , va jusqu'à le menacer de tentatives de suicide . Pour cette raison, il tiendra ses distances, il s'éloignera d'elle une grande partie de sa vie puis reviendra quand il sentira que la fin est proche. Ce sont ces derniers moments de partage qu'il nous confie dans ce court roman qui a quelque chose d'universel ; il nous touche parce qu'il fait état de tous les sentiments que le deuil met en lumière : la culpabilité, le manque, la tendresse, la souffrance...
Ce qui est remarquable chez Jean-Noël Pancrazi, c'est sa faculté à aborder les thèmes les plus douloureux sans ressentiment ; il nous fait avancer dans son émotion par petites touches délicates, comme un brodeur de phrases qui choisirait avec subtilité la couleur de l'adjectif :
" Elle dénouait son foulard, caressait les papillons chiffonnés qui semblaient peu à peu revivre, retrouver leurs couleurs, leurs antennes, leur direction dans le ciel de soie blanche, déboutonnait son manteau, le laissait entrouvert face à l'avion-toboggan dont les ailes jaunes étincelaient dans la nuit, telle une passagère qui se mettrait à l'aise avant d'embarquer, prête à n'importe quel départ devant la première passerelle, me demandait, incapable de se baisser, de défaire les boucles de ses escarpins, de les retirer tout doucement de ses pieds qui n'avaient plus de forme, qui étaient devenus ceux, durcis, figés, emmitouflés, déjà, dans leurs bandeaux de chair bleutée, d'un fantassin centenaire et glacé, qui, loin de tout, n'attendait plus d'ordres que de lui-même et ne tenait debout que par le souvenir de l'honneur inculqué. "

 

Lorsque l'aveu se fait plus important que la pudeur, on atteint le passage le plus fort de ce livre :

"Quand elle avait fini, elle essayait d'ouvrir davantage les cuisses, en me fixant, comme pour me montrer d'où j'étais venu, d'où j'étais sorti à Sétif. Elle les ouvrait en pleurant jusqu'aux limites de l'écartement comme pour m'inciter à revenir, à mourir en elle. Après quoi elle avait paru apaisée d'être allée au bout de son intimité avec moi." 

Lisez ce roman magnifique, ainsi que tous ceux de cet auteur dont l'écriture superbe vous séduira

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vvf 013b

        

J'aime les soirs sereins et beaux, j'aime les soirs,
Soit qu'ils dorent le front des antiques manoirs
Ensevelis dans les feuillages ;
Soit que la brume au loin s'allonge en bancs de feu ;
Soit que mille rayons brisent dans un ciel bleu
A des archipels de nuages.

 

Tout s'en va ! Le soleil, d'en haut précipité,
Comme un globe d'airain qui, rouge, est rejeté
Dans les fournaises remuées,
En tombant sur leurs flots que son choc désunit
Fait en flocons de feu jaillir jusqu'au zénith
L'ardente écume des nuées.

Oh ! contemplez le ciel ! et dès qu'a fui le jour,
En tout temps, en tout lieu, d'un ineffable amour,
Regardez à travers ses voiles ;
Un mystère est au fond de leur grave beauté,
L'hiver, quand ils sont noirs comme un linceul, l'été,
Quand la nuit les brode d'étoiles.

Victor Hugo

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La chasse aux cons est un safari sans espoir

                      Frédéric Dard

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 "Nous aimons le masque de velours de la mer, son uniforme de gala, et la tromperie de ses paupières fardées de bleu
Nous aimons croire tenir la paume de l'horizon, et cette ivresse d'y boire un peu pour ne pas rendre gorge
Nous sommes des résidus du ciel, d'anciens soupirs des dieux
Nous allumons des réverbères aux marches des palais
Et nous craignons tellement de mourir que nous savons gré à la mer de véhiculer notre angoisse sur l'énorme carrure de son bleu."

                                                                                       Jean-Michel Maulpoix - Une histoire de bleu

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faust1

Beau, étrange, déroutant...
Après Hitler, Lénine et Hiro-Hito, Alexandre Sokurov poursuit son analyse des personnages de pouvoir à travers Faust dont il fait une libre interprétation à partir de l'oeuvre de Goethe. Dans le roman, Faust est un savant insatisfait qui signe un pacte avec le diable pour percer le mystère de l'âme humaine: celui-ci doit le servir et lui connaître les plaisirs terrestres, en échange Faust lui remettra son âme dans l'autre monde. Ici, le pacte est différent ; il s'agit seulement d'une rencontre: le diable met sur le chemin de Faust une belle lavandière, le but étant de la posséder...Pendant ce temps, L'assistant de Faust, Wagner, crée un homme artificiel...
C'est un film ambitieux qui mêle réflexions métaphysiques et préoccupations esthétiques. On se laisse porter par une mise en scène magistrale où le sordide et le beau se côtoient; les références picturales sont nombreuses dans cette reconstitution de l'époque romantique où rien n'est laissé au hasard; on a quelquefois du mal à trouver un fil conducteur, mais si la compréhension n'est pas toujours évidente, la beauté des images au service d'un style très original et l'interprétation remarquable des comédiens font que ce film mérite le Lion d'or de Venise.

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danse du soir

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Untitled111

                             Le préservatif enfin adopté par les pères verts...on voit bien qu'ils n'ont pas l'habitude!

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Mes photos, mes coups de coeur en littérature et au ciné, les auteurs et artistes que j'admire,mes productions personnelles et une pincée d'humour...

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