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Le blog de Ritournelle

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A BIENTOT...

Larguer les amarres...

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Les saisons vues au réveil - 3 : L'été
Les saisons vues au réveil - 3 : L'été
Les saisons vues au réveil - 3 : L'été

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Sommes-nous capables de la définir?Pouvons-nous, en oubliant un instant les tests, les sciences dures et et les sciences de consolation nous demander ce qui unit des facultés si diverses que résoudre un problème, planifier un voyage, comprendre les sous-entendus d'autrui, faire le bon geste au bon moment - le tout sans donner nécessairement la prééminence au modèle abstraction/résolution/acquisition de connaissances? Oui, c'est possible, à condition d'appeler les philosophes à la rescousse. Etrangement, et pour une fois, ils s'accordent pour refuser une définition trop étroite de l'intelligence. Même s'ils ont élevé la raison au rang des facultés reines, même si Platon ou Descartes ont privilégié le modèle des mathématiques, ils ne se sont jamais résolus à faire de l'intelligence une réalité quantifiable et unidimensionnelle. Au lieu de l'isoler pour en faire la marque des prétendus hommes supérieurs, ils ont montré que l'intelligence véritable était toute imprégnée de sensibilité, de finesse, d'action et même de morale. En effet, on ne peut pas séparer l'homme et le monde et demeurer au sens primitif d'intelligence : "comprendre". André Gide résume cette idée dans son Journal : "Il n'y a pas d'intelligence; on a l'intelligence de ceci, de cela." Reformulons : toute intelligence est intelligence de quelque chose - non pas un instrument neutre, mais un mode de rapport aux choses plus délicat, plus subtil, plus complexe que les lourds tests qu'on prétend lui appliquer. Elle n'est pas un muscle qu'on évalue et qu'on entraîne, mais le nom de la curiosité qui nous anime. Finalement, elle n'est pas intimidante.
M.Ettchaninoff. - Extrait du dossier Qu'est-ce que l'intelligence? - Philosophie magazine sept.2014

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Published by Ritournelle - - Un peu de culture

Voyage

Je ne puis voir la mer sans rêver de voyages.

Le soir se fait, un soir ami du paysage,
Où les bateaux, sur le sable du port,
En attendant le flux prochain, dorment encor.

Oh ce premier sursaut de leurs quilles cabrées,
An fouet soudain des montantes marées !
Oh ce regonflement de vie immense et lourd
Et ces grands flots, oiseaux d’écume,
Qui s’abattent du large, en un effroi de plumes,
Et reviennent sans cesse et repartent toujours !

La mer est belle et claire et pleine de voyages.
A quoi bon s’attarder près des phares du soir
Et regarder le jeu tournant de leurs miroirs
Réverbérer au loin des lumières trop sages ?
La mer est belle et claire et pleine de voyages
Et les flammes des horizons, comme des dents,
Mordent le désir fou, dans chaque coeur ardent :
L’inconnu est seul roi des volontés sauvages...

E.Verhaeren

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La grande vie - Christian Bobin

Lire Christian Bobin, c'est partir très loin, au-delà des apparences, pour trouver apaisement et beauté. C'est comme une boîte de chocolats, ça se déguste lentement ; on puise au gré des envies, on savoure et on garde encore le goût longtemps après...
Ce petit livre rassemble tout ce qui fait vibrer l'auteur, que ce soit des écrivains, des musiciens, des peintres, ou encore des personnages aussi éloignés que Marilyn ou Kirkegaard, des proches disparus. C'est une invitation à célébrer la vie dans ce qu'elle a de plus noble, à savoir repérer la lumière derrière les tracas quotidiens :
"Ceux qui nous sauvent de nos vies ne savent pas qu'ils nous sauvent".
Alors on se dit que la poésie est la richesse de privilégiés puisqu'ils ont accès à un ailleurs fait de vulnérabilité mais aussi de sensations et d'émotions:
"Quand je vis, la vie me manque. Je la vois passer à ma fenêtre, elle tourne vers moi sa tête mais je n'entends pas ce qu'elle dit, elle passe trop vite. J'écris pour l'entendre."
Savoir entendre, savoir regarder, prendre le temps de vivre :
"Le monde a tué la lenteur, il ne sait pas où il l'a enterrée".
Les mots sont aussi là pour ouvrir la porte des rêves:
"La bouche de la lectrice est entrouverte. Elle boit le petit-lait du ciel. Les hommes regardent les femmes et ils en perdent la vue. Les femmes regardent les mots d'amour et elles y trouvent leur âme".
Une lecture rafraîchissante à ressortir de temps en temps des rayons de sa bibliothèque!


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Jimmy's Hall

Selon Ken Loach, ce serait là son dernier film. On espère bien que non, même si ses 78 ans lui pèsent un peu. Tiré d'une histoire vraie, le scénario s'intéresse à la vie de Jimmy Gralton qui, après un exil de 10 ans aux Etats-Unis, revient en Irlande en 1932 pour aider sa mère dans la ferme familiale . Il s'imagine trouver un gouvernement plus en accord avec ses convictions communistes, mais en fait, les choses n'ont pas beaucoup changé : le pouvoir appartient à l'Eglise et aux propriétaires terriens. Les jeunes du comté le sollicitent pour faire revivre un lieu multifonction, le Hall; d'abord réticent Jimmy finit par se laisser convaincre. On vient au Hall pour y danser, pour apprendre, échanger; les habitants sont ravis, ce qui n'est pas le cas des autorités religieuses qui y voient un lieu de débauche et d'embrigadement.
Selon ses préoccupations habituelles, Ken Loach fait revivre un pan de l'histoire de l'Irlande en mettant en avant des idées progressistes de solidarité, d'éducation; il filme avec brio les gens humbles dans la simplicité de leur quotidien, dans leurs joies et leurs souffrances. Les scènes de bal sont particulièrement bien vues; il y a une grande authenticité dans la gaieté de ces gens qui se sentent revivre au son de leur musique traditionnelle et les acteurs, dont Barry Ward en particulier, laissent transparaître une étonnante gamme d'émotions.

Jimmy's Hall
Jimmy's Hall
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Stage d'été

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Cette architecture du 14è remaniée au 16è domine les gorges de la Loire ; elle occupe un lieu stratégique sur les vestiges d'un oppidum gaulois . Actuellement propriété du département de la Loire, sa restauration se poursuit depuis trente ans.

Le château d'Essalois
Le château d'Essalois
Le château d'Essalois
Le château d'Essalois
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Winter sleep

Un petit village d'Anatolie aux maisons troglodytes accrochées à la montagne;Aydin, comédien retraité, y tient un hôtel pour touristes en compagnie de sa jeune femme Nihal et de sa soeur Necla, récemment divorcée. Ces trois personnages sont arrivés à un stade de leur vie où il convient de remettre en question leurs relations, familiales ou amoureuses. Aydin est riche, il loue la plupart des maisons du village et ne perçoit pas toujours les loyers, donc il charge la justice de régler ce qu'il estime être la procédure qui s'impose dans ce cas, sans tenir compte des situations. Un jour, un enfant lui casse la vitre de sa voiture. D'abord surpris, il réalise que peu de temps avant, il a fait saisir les meubles de ses parents. Ainsi, cet acte en apparence anodin, déclenche chez ce personnage une série de questionnements qui mettent en danger ses certitudes; sa soeur et son épouse lui reprochent son égocentrisme, son manque d'humanisme...
Nuri Bilge Ceylan nous fait pénétrer dans l'intimité de ces personnages en quête d'identité. Il y a ,dans le regard qu'il pose sur eux, des influences russes ou bergmaniennes portées par une mise en scène parfaite . Les contrastes d'ombre et lumière accentuent l'intensité des situations dans des décors de théâtre où les paysages hivernaux sont en correspondance avec l'éloignement des personnages, leur difficulté à communiquer.

« Je m'intéresse à tout ce qui se dérobe, au monde intérieur des individus, à leur âme, à la manière dont ils se lient ou s'opposent. Les questions que se pose le grand mélancolique que je suis sont celles qui nous travaillent de toute éternité. »

On se laisse porter avec bonheur par ce huis clos de plus de trois heures car outre l'esthétique évidente que le metteur en scène a voulu mettre en avant, il y a cette invitation à l'introspection qui nous remue bien après avoir vu le film et c'est la marque des chefs d'oeuvre.
C'est de loin, le meilleur film que j'ai vu cette année. Il faut remercier Jane Campion de lui avoir accordé la palme d'or à Cannes.

Winter sleep
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Published by Ritournelle - - Cinéma

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Mes photos, mes coups de coeur en littérature et au ciné, les auteurs et artistes que j'admire,mes productions personnelles et une pincée d'humour...

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