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Le blog de Ritournelle

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Flamboyante automne
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L'échappée belle

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Saint Laurent

Que ce soit en littérature ou au cinéma, la mode actuelle est aux biographies. Que faut-il en tirer comme conclusion? Besoin de fascination, de rêve, d'illusion ou simplement de vérité? Laurent Bonello retrace le parcours d'une icône de la mode en s'éloignant de la chronologie des faits pour tenter de mieux cerner une personnalité, à la manière d'un peintre expressionniste. Car il ne s'agit pas d'un film sur la mode, mais plutôt sur un créateur. Première image-confession d'un passé douloureux qui s'estompe pour laisser la place aux "années-lumières", de 1967 à 1976, durant lesquelles Saint-Laurent est au sommet de sa gloire. Mais cet admirateur de Proust ne connaît pas la sérénité que seraient censés lui apporter ses atouts majeurs : la beauté, la richesse. Il s'étourdit dans les bonheurs éphémères du sexe, de la drogue, dans les boîtes renommées de l'époque.
Son oeil averti y repère celles qui lui serviront de modèles, Betty Ducroux, entre autres, ou celles avec qui il nouera des liens d'amitié très forts, comme Loulou de la Falaise. Ses amours seront partagées entre son compagnon Pierre Bergé qui gére l'entreprise YSL et le sulfureux Jacques de Bascher dont les multiples addictions inquiètent l'entourage de Saint Laurent.
Une vie d'alternance entre ombre et lumière, la quête de la beauté pour sublimer les figures féminines, un art imprégné de littérature, de peinture, un nom qui a su s'imposer face à la concurrence par le talent. Un homme fragile,doué, fascinant,allant au bout de ses désirs jusqu'aux limites extrêmes...
Laurent Bonello a réalisé un film esthétique, rythmé, dont il reste en mémoires des images fortes comme celles du magnifique défilé qui clôture la carrière de Saint Laurent. Par un travail sur la couleur et sur le son, il restitue parfaitement des ambiances chères au couturier, celles qui lui permettaient de nourrir sa créativité par les portes de la mémoire et du rêve.
Gaspard Ulliel ,tout en sobriété, trouve là l'un des plus grands rôles de sa carrière.

Saint Laurent
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Published by Ritournelle - - Cinéma

J'aime les soirs sereins et beaux, j'aime les soirs,
Soit qu'ils dorent le front des antiques manoirs
Ensevelis dans les feuillages ;
Soit que la brume au loin s'allonge en bancs de feu ;
Soit que mille rayons brisent dans un ciel bleu
A des archipels de nuages


Oh ! regardez le ciel ! cent nuages mouvants,
Amoncelés là-haut sous le souffle des vents,
Groupent leurs formes inconnues ;
Sous leurs flots par moments flamboie un pâle éclair.
Comme si tout à coup quelque géant de l'air
Tirait son glaive dans les nues.

Le soleil, à travers leurs ombres, brille encor ;
Tantôt fait, à l'égal des larges dômes d'or,
Luire le toit d'une chaumière ;
Ou dispute aux brouillards les vagues horizons ;
Ou découpe, en tombant sur les sombres gazons,
Comme de grands lacs de lumière.

Puis voilà qu'on croit voir, dans le ciel balayé,
Pendre un grand crocodile au dos large et rayé,
Aux trois rangs de dents acérées ;
Sous son ventre plombé glisse un rayon du soir ;
Cent nuages ardents luisent sous son flanc noir
Comme des écailles dorées.

Puis se dresse un palais. Puis l'air tremble, et tout fuit.
L'édifice effrayant des nuages détruit
S'écroule en ruines pressées ;
Il jonche au loin le ciel, et ses cônes vermeils
Pendent, la pointe en bas, sur nos têtes, pareils
A des montagnes renversées.

Ces nuages de plomb, d'or, de cuivre, de fer,
Où l'ouragan, la trombe, et la foudre, et l'enfer
Dorment avec de sourds murmures,
C'est Dieu qui les suspend en foule aux cieux profonds,
Comme un guerrier qui pend aux poutres des plafonds
Ses retentissantes armures.

Tout s'en va ! Le soleil, d'en haut précipité,
Comme un globe d'airain qui, rouge, est rejeté
Dans les fournaises remuées,
En tombant sur leurs flots que son choc désunit
Fait en flocons de feu jaillir jusqu'au zénith
L'ardente écume des nuées.

Oh ! contemplez le ciel ! et dès qu'a fui le jour,
En tout temps, en tout lieu, d'un ineffable amour,
Regardez à travers ses voiles ;
Un mystère est au fond de leur grave beauté,
L'hiver, quand ils sont noirs comme un linceul, l'été,
Quand la nuit les brode d'étoiles.

Victor Hugo - Soleil couchant

J'aime les soirs sereins et beaux...
J'aime les soirs sereins et beaux...
J'aime les soirs sereins et beaux...
J'aime les soirs sereins et beaux...

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Charlotte - David Foenkinos

Sur ce blog, j'ai évoqué il y a quelque temps le livre de Claudie Gallay sur Opalka, artiste polonais décédé en 2011, livre passé, à tort, complètement inaperçu. David Foenkinos a suivi la même démarche, celle qui pousse un écrivain à s'intéresser à l'oeuvre d'un artiste et qui est du ressort de l'émotion. Similitude de ces projets et de ces deux artistes tous deux victimes des horreurs de la seconde guerre mondiale. Lors de la visite d'une exposition, David Foenkinos a "rencontré" cette artiste méconnue du grand public par la vive émotion esthétique qu'il a ressentie devant ses tableaux, à la suite de quoi il a eu envie d'aller plus loin, car si la vie de Charlotte Salomon est résumée dans son oeuvre, son destin a été particulièrement tragique .
Elle est née en Allemagne dans une famille juive dont les femmes, psychologiquement fragiles, se suicident. On ment à Charlotte en lui disant que sa tante s'est noyée, que sa mère est morte d'une grippe. Son père se remarie avec une cantatrice. En 1933, apparaissent les premières lois anti-juives. Charlotte fait un voyage en Italie avec ses grands-parents qui s'avère décisif quant à son avenir:l'art sera sa raison de vivre. Elle entre aux Beaux-Arts à Berlin, obtient un prix qu'elle ne peut récupérer puisqu'elle est juive. Parallèlement, elle tombe amoureuse d'Albert, le professeur de chant de sa belle-mère Paula. Les événements se précipitent, Charlotte se réfugie à Villefranche sur mer sur les injonctions de son père. Elle y retrouve ses grands-parents dans la maison d'une riche américaine. En 1940, après le suicide de sa grand-mère, elle rejoint avec son grand-père le camp de Gurs. Après sa libération, elle compose son oeuvre autobiographique, fait des portraits d'Alfred, mais cette pause sera brève. Elle n'échappera pas à Auschwitz, sa destination finale où elle mourra enceinte à l'âge de 26 ans.
L'art a été pour la jeune femme le moyen d'aller chercher la beauté dans sa souffrance, celle de sa famille, celle d'un peuple humilié, soumis aux pires horreurs. Avec la délicatesse qui le caractérise, David Foenkinos signe avec ce livre un hommage bouleversant dont la forme se rapproche de celle d'un poème en prose aux phrases courtes, un style très différent de celui qu'il pratique habituellement. Pour être au plus près du cheminement de Charlotte, il est allé sur les lieux où elle a vécu, en quête de traces de sa présence, de ses émotions. Il réhabilite une artiste, nous incite à nous pencher sur son oeuvre, à pénétrer dans son mystère.

Un des best-sellers de cette rentrée littéraire que je recommande.

Charlotte - David Foenkinos
Charlotte - David Foenkinos
Charlotte - David Foenkinos
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Annexe de la Fondation Vuitton pour oeuvres éphémères

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Fragments

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Derniers bains de la saison?
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National Gallery

Imaginer qu'on doit rester assis trois heures dans un fauteuil pour entendre parler d'un musée peut en rebuter certains. C'est pourtant le défi qu'a su relever Frédéric Wiseman avec ce documentaire brillant qui aborde tous les aspects de la vie d'un musée. Dans ce grand sanctuaire de l'art, tout est fait pour que le public soit interpellé par le mystère de la peinture; la caméra nous emmène dans les recoins les plus secrets, ceux où l'on prépare les futures expositions, ceux où l'on restaure les tableaux, ceux où l'on essaie d'améliorer la présentation des oeuvres en vue d'une meilleure fréquentation; et au-delà de ces problématiques, la stratégie la plus efficace reste celle du discours : comment amener une personne à une oeuvre d'art? Et là, le travail des guides est bluffant; qu'il s'agisse des tout-petits ou des adultes en passant par les ados (le public le plus difficile), chacun a ses recettes, aussi naturelles que convaincantes, pour faire en sorte que la visite soit le point de départ d'un intérêt durable pour l'art. Les cours de croquis de modèle vivant, les spectacles de danse sur place permettent une immersion totale dans des modes d'expression qui se rejoignent pour évoquer le beau et l'indicible.
Le réalisateur parvient à nous faire voyager en éveillant notre curiosité ; sans se mettre en avant, il réussit à nous intéresser en promenant sa caméra de façon subtile au milieu des chefs-d'oeuvre . Son film est une invitation à célébrer l'art et à y prendre autant de plaisir que lui.
A voir absolument!

National Gallery
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Si toutes les filles du monde...

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Mes photos, mes coups de coeur en littérature et au ciné, les auteurs et artistes que j'admire,mes productions personnelles et une pincée d'humour...

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