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Le blog de Ritournelle

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Petit village

Petit village au bord des bois,

Petit village au bord des plaines,

Parmi les pommiers, non loin des grands chênes,

Lorsque j'aperçois

Le coq et la croix

De ton clocher d'ardoises grises,

De ton clocher fin,

A travers ormes et sapins,

D'étranges musiques me grisent ;

Je vois des yeux dans le soir étoilé :

Là je suis né...

 

Petit village au bord des champs,

Petit village entre les haies,

Tour à tour paré de fleurs et de baies,

Lorsque les doux chants

De ton frais printemps,

Quand l'odeur de tes violettes,

De tes blancs muguets

Pénètrent mon cœur inquiet,

J'oublie et tumulte et tempêtes ;

J'entends des voix dans le soir parfumé :

Là j'ai aimé...

 

Petit village aux courtils verts,

Petit village de silence,

Où la cloche sonne un vieil air de France,

J'aime les éclairs

De tes cieux couverts,

Ton soleil fin entre les arbres,

Les feux de tes nuits,

L'oeil fixe et profond de tes puits,

Ton doux cimetière sans marbres,

Plein d'oiseaux fous et luisant comme pré :

Là je viendrai...

 

Philéas Lebesgue

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Published by Ritournelle - - Photo

Socrate n'avait pas de convictions mais ne savait qu'une chose : qu'il ne savait rien. Les sceptiques de l'Antiquité étaient peut-être les plus "philosophes" de tous puisqu'ils estimaient qu'à tout argument il était possible d'opposer un argument contraire - la sagesse était alors de suspendre son jugement, ce qui n'empêchait d'ailleurs nullement de contempler le mirage des apparences.
"Le contraire de la vérité, ce n'est pas le mensonge, c'est la conviction", conclura Nietzsche en franchissant un palier supplémentaire devant le réel immense, ouvert à l'infini des interprétations, la conviction ne peut être qu'une crispation, un effort ridicule et vain pour figer le mouvement de la vie. Etre convaincu, n'est - ce pas toujours être ne train de se "convaincre"? Ne plus avoir à supporter l'épreuve du doute? La conviction, surtout quand elle est conviction du "Bien", porte de plus en elle la possibilité de la violence : difficile, lorsque je suis convaincu, de supporter que l'autre persiste à ne plus entendre la vérité. Tous les crimes de masse ont été perpétrés au nom de convictions . Aucun véritable sceptique n'a jamais tué personne. Mais c'est aussi bien sûr, au nom de convictions, que les hommes déplacent les montagnes, entrent en résistance ou luttent contre le mal. Alors? Il y aurait des convictions meilleures que d'autres? Faudrait-il attendre le jugement rétrospectif de l'Histoire pour décider de la valeur des convictions? Une chose est sûre : confrontés à nos convictions, nous pouvons lutter contre la crispation en interrogeant leurs origines sociales comme psychiques. Ma conviction est-elle vraiment la mienne? N'est-elle pas d'abord celle de mon milieu social, de mon époque, de ceux qui m'ont appris à voir le monde ainsi? Plus encore : qu'est-ce qui se joue dans ma conviction? Ne suis-je pas, en son coeur, attaché à une certaine image de moi-même? Commençons donc par débattre avec nos convictions : c'est un bon point de départ pour débattre avec les autres.

C.Pépin. - Philosophie magazine n°fév.2016

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Published by Ritournelle - - Un peu de culture

Je ne sais pourquoi...

Je ne sais pourquoi
Mon esprit amer
D’une aile inquiète et folle vole sur la mer.
Tout ce qui m’est cher,
D’une aile d’effroi
Mon amour le couve au ras des flots. Pourquoi, pourquoi ?

Mouette à l’essor mélancolique,
Elle suit la vague, ma pensée,
À tous les vents du ciel balancée,
Et biaisant quand la marée oblique,
Mouette à l’essor mélancolique.

Ivre de soleil
Et de liberté,
Un instinct la guide à travers cette immensité.
La brise d’été
Sur le flot vermeil
Doucement la porte en un tiède demi-sommeil.

Parfois si tristement elle crie
Qu’elle alarme au lointain le pilote,
Puis au gré du vent se livre et flotte
Et plonge, et l’aile toute meurtrie
Revole, et puis si tristement crie !

Je ne sais pourquoi
Mon esprit amer
D’une aile inquiète et folle vole sur la mer.
Tout ce qui m’est cher,
D’une aile d’effroi
Mon amour le couve au ras des flots. Pourquoi, pourquoi ?

Paul Verlaine, Sagesse (1881)

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Le château d'Antoine ou château d'Abbadia

Edifié au 19ème par Antoine d'Abbadie, scientifique passionné d'astronomie et de voyages (il était spécialiste d'Ethiopie), cette demeure néo-gothique fait partie du patrimoine historique de la région. Situé sur la corniche hendayaise, c'est un lieu de visite incontournable qui séduit les amateurs de vieilles pierres tout autant que les promeneurs, qui peuvent parcourir le domaine attenant, géré par le Conservatoire du littoral:

http://www.sitesetmuseesenpaysbasque.com/site--chateau-abbadia-hendaye-Fr-8.html

Le château d'Antoine ou château d'Abbadia
Le château d'Antoine ou château d'Abbadia

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Abandon

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Published by Ritournelle - - Mes peintures

L'éphémère

« De la mer, il aime le ressac, sa manière obstinée de déferler contre la roche ou sur le sable, lorsque toute parole lui demeure interdite, toute conversation à l’oreille des hommes, toute possibilité d’amour. Il aime le ressassement douloureux de la vague, ses mouvements d’épaules, ses vociférations, sa hargne les jours de tempête, ou sa douceur quand elle défaille au retrait de la marée. Il aime qu’elle ne puisse rien faire d’autre que rouler la silice, et polir et creuser lentement la pierre, pour rencontrer encore la pierre, le sable et les galets, jusqu’à la fin des temps.

Elle, tellement plus vaste, plus forte que lui, mais en fin de compte aussi vaine, résignée à reproduire sans faiblesse le même geste, semblable à celui qui l’occupe dans la chambre quand il frotte la plume d’or contre le papier. Tel encore celui du peintre ou du musicien, couvrant la toile et les portées, en espérant la défaillance de l’invisible ou du silence.

Il souffre de la même soif que la mer, de la même faim que le soleil quand il adore la pierre ou la peau d’un enfant : une sorte de désir inconsolable dont les mots qu’il écrit ne cicatrisent pas la brûlure. Il frappe aux portes de la mer, comme d’autres à la porte du ciel, avec des clameurs, des prières et des chants, sans espoir qu’on lui ouvre, sachant bien que seul existe ce en quoi l’on se met à croire. »

                                                                    Jean-Michel Maulpoix - Portraits de l'éphémère

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Le souci des convenances...

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Published by Ritournelle - - Humour

Le navire mystique

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La ville la nuit

Dans la ville, la nuit,

Les lumières enchantent,

Les voitures, les bruits,

Les passants, les saisons ;

Et les hautes maisons

Sont comme des falaises

Au bord des rues magiques

Merveilles électriques ;

Néons couleur de fraises

De cerises vermeilles…

 

La ville est un verger

Et l’on pourrait manger

Les fruits de ses reflets !

 

Georges Jean

La ville la nuit

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" Dieu ne se prouve pas, il s'éprouve."
                               Pascal

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Mes photos, mes coups de coeur en littérature et au ciné, les auteurs et artistes que j'admire,mes productions personnelles et une pincée d'humour...

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