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Le blog de Ritournelle

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A bientôt...

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Published by Ritournelle - - Photo

Café society

Quand on est fan de Woody Allen, on ne peut pas passer à côté de son dernier film présenté hors compétition à Cannes. D'ailleurs, il y est aussi question de stars. Le personnage principal, Bobby, est en quelque sorte le double du cinéaste. Gauche, naïf, le jeune homme aide son père dans sa boutique de bijoux; mais il s'ennuie dans cette famille juive new-yorkaise, rêve d'un autre destin. Il rejoint donc son oncle Phil à Los Angeles qui est agent de stars, dans le but de trouver un travail quelconque. Bobby devient coursier et tombe sous le charme de la secrétaire, de son oncle, la belle Vonnie, qui est aussi sa maîtresse. L'amitié des jeunes gens se transforme en amour, mais Phil décide enfin de quitter sa femme pour Vonnie. Déçu, Bobby revient à New-York, travaille dans des night-clubs pour le compte de son frère aîné, un maffieux qui a la gachette facile. Il se marie, c'est alors que Vonnie refait son apparition au bras de Phil...
Woody Allen nous donne à voir l'Amérique des années 30, où les milieux s'opposent : à New-York, les émigrés parviennent à survivre par des petits boulots, la maffia contrôle l'argent, alors que la Californie brille par son faste, ses mondanités. La reconstitution de l'époque est remarquable, que ce soit par les décors, les costumes, les situations; il y a un plaisir esthétique à voir évoluer les personnages dans ces demeures de rêve où rien n'est laissé au hasard ; le jeu des lumières, la bande son très jazzy, ajoutent de la sensualité à cet univers de représentation. D'un autre côté, il y a beaucoup de réalisme dans la peinture de la famille juive type que le cinéaste connaît bien.
Et puis, au-delà de la légèreté apparente du scénario, on est interpellé par les questions récurrentes des films précédents sur nos choix de vie, sur les possibles que l'on a ratés, sur la religion, la mort.
L'acteur principal, Jessie Eisemberg, porte son personnage à merveille; comment ne pas imaginer Woody jeune sous ses traits et sa gaucherie?Kristen Syewart lui donne la réplique avec justesse et féminité.
Un film nostalgique et élégant, à voir sans hésiter!

Café society
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Published by Ritournelle - - Cinéma

Quand la mer se retire...

Loin des grands rochers noirs que baise la marée,
La mer calme, la mer au murmure endormeur,
Au large, tout là-bas, lente s’est retirée,
Et son sanglot d’amour dans l’air du soir se meurt.

La mer fauve, la mer vierge, la mer sauvage,
Au profond de son lit de nacre inviolé
Redescend, pour dormir, loin, bien loin du rivage,
Sous le seul regard pur du doux ciel étoilé.

La mer aime le ciel : c’est pour mieux lui redire,
À l’écart, en secret, son immense tourment,
Que la fauve amoureuse, au large se retire,
Dans son lit de corail, d’ambre et de diamant.

Et la brise n’apporte à la terre jalouse,
Qu’un souffle chuchoteur, vague, délicieux :
L’âme des océans frémit comme une épouse
Sous le chaste baiser des impassibles cieux.

Nérée Beauchemin

Quand la mer se retire...

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L'amie prodigieuse tome 2 : le nouveau nom - Elena Ferrante

Dans le premier tome, les deux amies Lila et Elena franchissent un pas essentiel de leur destinée quand à la fin du livre, Lila se marie avec le jeune Stefano. Un détail perturbe le bonheur de Lila lors de la cérémonie : elle réalise que Marcello, un camorriste qu'elle a toujours rejeté, porte les chaussures qu'elle a fabriquées avec son frère. Ce qui veut dire que Stefano est sous la coupe de Marcello. A partir de ce moment, le beau rêve de Lila s'effondre : rien ne sera plus comme avant. Elle refuse les relations sexuelles à son mari, ce qui lui vaut des scènes d'une extrême violence, puis elle se conforme plus ou moins à son nouveau statut avec, en contrepartie, des avantages financiers, ce pourquoi elle l'a épousé. Elena, quant à elle, poursuit ses études en y mettant le même investissement, avec le soutien des enseignantes confiantes en son avenir.
Les deux amies se fréquentent toujours, mais leurs rencontres se font plus rares à certains moments, vu leurs intérêts divergents. Lila est dans la réussite commerciale, arrive à composer avec son mari, Elena se tourne vers les échanges intellectuels, tombe amoureuse de Nino , un élève très cultivé dont le discours l'étonne et la rend très admirative.
Un été à Ischia va complètement changer la donne pour tous les personnages du roman : découverte de la passion pour Lila, première expérience sexuelle pour Elena qui ne veut pas être en reste par rapport à son amie, des déchirements, des remises en question pour les personnages secondaires...
Elena Ferrante nous tient en haleine pendant ces 550 pages par la construction de son récit où les destins de Lila et d'Elena alternent ou se rejoignent par ce lien indéfectible fait d'admiration, de doute, de jalousie mais animé par cette formidable quête de revanche sur une condition qu'elles refusent. Elle a un talent immense pour sonder la psychologie des personnages, nous faire une analyse très fine de leurs réactions, en usant souvent de flashbacks. Et comment ne pas retrouver ses propres interrogations dans celles de ces deux femmes? Leurs chemins tortueux n'évitent pas l'humiliation, l'abandon, la marque de leur milieu, mais leur détermination, même si elle est entamée par des événements pénibles , se manifeste toujours par un effet de balancier où l'une conforte l'autre.
On a vraiment hâte de découvrir la suite de cette histoire dans les prochains tomes (non encore traduits) car l'effet de suspense est bien la marque de cette écrivaine qui sait merveilleusement susciter l'envie de voir s'affirmer ces deux héroïnes si différentes mais si attachantes.

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Published by Ritournelle - - Littérature

 Rêverie

...Oh ! cette double mer du temps et de l'espace
   Où le navire humain toujours passe et repasse,
   Je voulus la sonder, je voulus en toucher
   Le sable, y regarder, y fouiller, y chercher,
   Pour vous en rapporter quelque richesse étrange,
   Et dire si son lit est de roche ou de fange.
   Mon esprit plongea donc sous ce flot inconnu,
   Au profond de l'abîme il nagea seul et nu,
   Toujours de l'ineffable allant à l'invisible...
   Soudain il s'en revint avec un cri terrible,
   Ébloui, haletant, stupide, épouvanté,
   Car il avait au fond trouvé l'éternité.

     Victor Hugo - La pente de la rêverie (extrait)

 

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PREPARATIFS

PREPARATIFS

SE METTRE DANS LE SENS DU VENT

SE METTRE DANS LE SENS DU VENT

TENDRE LA FICELLE

TENDRE LA FICELLE

ET PUIS S'AVENTURER AVC LA PLANCHE...

ET PUIS S'AVENTURER AVC LA PLANCHE...

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Passer sa vie à faire le tour du monde ou celui de son jardin sont des expériences équivalentes en terme d'aventure intérieure. Chaque poignée de terre et de ciel change à tout instant et plonge le sédentaire rêveur dans l'étrangeté du seul voyage du temps. Inversement, au milieu du bateau si petit sur la mer immense, chaque port se ressemble et l'espace dévoré par le voyage voit son temps se répéter, même au bout du monde.
Il n'y a donc pas à opposer la sédentarité au nomadisme, l'enfermement et la liberté. Pour Alexandre Romanès, se déplacer de quelques mètres suffit au dépaysement. Son témoignage rappelle une tradition artistique qui donne à la vie nomade une puissance poétique. L'image d'un groupe venu d'ailleurs toujours en partance est inscrite dans notre culture européenne. Sur une gravure de Jacques Callot représentant les Bohémiens, on peut lire "ces pauvres gueux pleins de bonadventure, ne portent rien que des choses futures." Comme si l'absence d'espace propre à soi permettait de s'approprier le temps, de porter comme seul bagage les ténèbres futures.
Jusqu'au 19ème siècle, il existe dans l'imaginaire une possibilité  d'habiter hors du rêve bourgeois de la propriété, des hiérarchies et de l'enracinement sédentaire. Elle est incarnée par ces bohémiens nomades, que le jeune fugueur suit et que le poète imite. Auréolés du charme des artistes, ils portent en eux une liberté de toute identité fondée sur la propriété ou le sol. Cette image ne correspond pas à la réalité de leur situation, surtout en Roumanie où ils sont esclaves jusqu'au milieu du 19ème siècle. La peur ancienne du vagabond étranger, du prédateur dont l'errance serait la preuve de la dangerosité, revivifiée par la hantise d'un afflux d'étrangers exilés, gagne au sein de nos perceptions collectives. Les migrations nouvelles de Roms pauvres venus d'Europe de l'Est ravivent en France l'antitziganisme dont ils souffrent partout en Europe.
Extrait de : Faire le tour de son jardin...ou du monde - V. Nahoum Grappe - Philosophie magazine N° mai 2016

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Published by Ritournelle - - Un peu de culture

Jour de fête pour les papilles
Jour de fête pour les papilles
Jour de fête pour les papilles

Des idées pour améliorer votre week-end!

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Il est exact que ça porte malheur de se marier un vendredi13, car il n'y a pas de raison pour que ce jour fasse exception.
Geroges Moinaux, dit Georges Courteline

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Îles imaginaires

Îles

Îles

Îles

Îles où l'on ne prendra jamais terre

Îles où l'on ne descendra jamais

Îles couvertes de végétations

Îles tapies comme des jaguars

Îles muettes

Îles immobiles

Îles inoubliables et sans nom

Je lance mes chaussures par-dessus bord car je voudrais bien aller jusqu'à vous

 

Blaise CENDRARS

Feuilles de route (1924)

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Mes photos, mes coups de coeur en littérature et au ciné, les auteurs et artistes que j'admire,mes productions personnelles et une pincée d'humour...

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