Dimanche, jour de brocante
...Tout s'en va ! Le soleil, d'en haut précipité, Comme un globe d'airain qui, rouge, est rejeté Dans les fournaises remuées, En tombant sur leurs flots que son choc désunit Fait en flocons de feu jaillir jusqu'au zénith L'ardente écume des nuées... V.Hugo
Les merveilles d'une caméra numérique (mais pas la mienne) qui a saisi ces gouttes d'eau.
- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère? - Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère. - Tes amis? -Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu. - Ta patrie? - J'ignore sous quelle latitude elle est située. - La beauté? - Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle. - L'or? - Je le hais comme vous haïssez Dieu. - Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger? - J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages! Baudelaire: Petits poèmes en prose, I (1869)
-Par ignorance Socrate (5è-6è siècles av. JC) Vous savez ce qu'il vous reste à faire, mais vous ne le faites pas. Comment est-ce possible? Platon reporte que pour Socrate, l'hypothèse qu'on puisse aller contre sa propre volonté est absurde, car l'homme fait naturellement ce qu'il pense être bien. C'est donc du fait d'une erreur de jugement que l'on dévie du droit chemin, par exemple en se représentant mal l'importance de la tâche qu'il nous reste à accomplir. -Par faiblesse de la volonté Aristote ( 4è siècle av. JC) La théorie de Socrate s'oppose aux faits, répond Aristote. On peut donc agir contre...
...La mer est belle et claire et pleine de voyages. A quoi bon s’attarder près des phares du soir Et regarder le jeu tournant de leurs miroirs Réverbérer au loin des lumières trop sages ? La mer est belle et claire et pleine de voyages Et les flammes des horizons, comme des dents, Mordent le désir fou, dans chaque coeur ardent : L’inconnu est seul roi des volontés sauvages.... E.Verhaeren
Staring at the sun est le titre anglais de cet ouvrage publié en 2009 inspiré par la maxime de La Rochefoucauld : "Le soleil ni la mort ne peuvent se regarder en face". Car c'est bien de la mort qu'il s'agit tout au long de ce livre, indéniablement liée à notre condition humaine. Irvin Yalom, de part son expérience d'homme et de thérapeute, affirme qu'elle conditionne notre vie émotionnelle. Proche d'Epicure, lequel au quotidien ne recherchait pas les plaisirs des sens mais plutôt la sérénité, il affirme que si la philosophie a pour but de soulager la souffrance humaine, la cause de cette souffrance...