Le jury du prix Boncourt de la médiathèque de Biarritz réuni chez Miremont, a attribué son prix à David Foenkinos pour Charlotte, qui a par ailleurs obtenu le prix Renaudot. Félicitations à lui et à Lydie Salvayre, lauréate du Goncourt parisien. Quant au coup de coeur du jury de Biarritz, il revient à Tristesse de la terre, d'Eric Vuillard. Ces trois livres que j'ai beaucoup aimés figurent sur ce blog.
La toulousaine Lydie Salvayre a trouvé dans la lecture des "Grands cimetières sous la lune" de Bernanos le déclic propice à un retour sur le passé de sa famille, plus particulièrement celui de sa mère Montse, d'origine catalane. En 1936, Montse a quinze ans;elle vit dans un village pauvre de la Catalogne espagnole. Les grands propriétaires terriens considèrent avec un certain mépris ceux qu'ils emploient à leur service et c'est parce qu'ils trouvent à Montse cet air "bien modeste" qu'elle refuse de travailler pour eux. Quel avenir pour tous ces gens dans la misère? La guerre offre une issue à une...
Que ce soit en littérature ou au cinéma, la mode actuelle est aux biographies. Que faut-il en tirer comme conclusion? Besoin de fascination, de rêve, d'illusion ou simplement de vérité? Laurent Bonello retrace le parcours d'une icône de la mode en s'éloignant de la chronologie des faits pour tenter de mieux cerner une personnalité, à la manière d'un peintre expressionniste. Car il ne s'agit pas d'un film sur la mode, mais plutôt sur un créateur. Première image-confession d'un passé douloureux qui s'estompe pour laisser la place aux "années-lumières", de 1967 à 1976, durant lesquelles Saint-Laurent...
J'aime les soirs sereins et beaux, j'aime les soirs, Soit qu'ils dorent le front des antiques manoirs Ensevelis dans les feuillages ; Soit que la brume au loin s'allonge en bancs de feu ; Soit que mille rayons brisent dans un ciel bleu A des archipels de nuages Oh ! regardez le ciel ! cent nuages mouvants, Amoncelés là-haut sous le souffle des vents, Groupent leurs formes inconnues ; Sous leurs flots par moments flamboie un pâle éclair. Comme si tout à coup quelque géant de l'air Tirait son glaive dans les nues. Le soleil, à travers leurs ombres, brille encor ; Tantôt fait, à l'égal des larges...
Sur ce blog, j'ai évoqué il y a quelque temps le livre de Claudie Gallay sur Opalka, artiste polonais décédé en 2011, livre passé, à tort, complètement inaperçu. David Foenkinos a suivi la même démarche, celle qui pousse un écrivain à s'intéresser à l'oeuvre d'un artiste et qui est du ressort de l'émotion. Similitude de ces projets et de ces deux artistes tous deux victimes des horreurs de la seconde guerre mondiale. Lors de la visite d'une exposition, David Foenkinos a "rencontré" cette artiste méconnue du grand public par la vive émotion esthétique qu'il a ressentie devant ses tableaux, à la...