Que c’est une chose charmante De voir cet étang gracieux Où, comme en un lit précieux, L’onde est toujours calme et dormante ! Mes yeux, contemplons de plus près Les inimitables portraits De ce miroir humide ; Voyons bien les charmes puissants Dont sa glace liquide Enchante et trompe tous les sens. Déjà je vois sous ce rivage La terre jointe avec les cieux, Faire un chaos délicieux Et de l’onde et de leur image. Je vois le grand astre du jour Rouler, dans ce flottant séjour, Le char de la lumière ; Et, sans offenser de ses feux La fraîcheur coutumière, Dorer son cristal lumineux. Je vois les tilleuls...
Laurent Seksik a choisi de se pencher sur le drame caché de la vie d'un génie, drame d'un père, d'un fils, mais aussi de toute une famille. 1930 : Mileva Einstein accompagne son fils Eduard à l'asile de Burghölzli. Ce fils cadet qui rêve de devenir psychiatre est atteint de schizophrénie; il devient violent envers sa mère qui s'en occupe seule depuis son divorce d'Albert. Son intelligence et son extrême sensibilité ont permis à Eduard de lire très tôt tous les philosophes, de jouer du piano avec talent, mais déjà, à l'âge de quatre ans, il ne supporte pas de voir son père s'éloigner du foyer familial...
Si vous avez aimé Séraphine de Martin Provost, ne passez pas à côté de Violette, film qui met en lumière un autre personnage féminin, artiste dans l'âme, et dont les origines n'ont pas facilité l'éclosion de son talent. Violette Leduc est une bâtarde, née d'un fils de famille qui ne la reconnaîtra jamais et d'une mère qui ne lui témoigne aucune tendresse. A l'adolescence, elle vit des amitiés amoureuses avec des filles de son pensionnat, puis par la suite, avec une surveillante dont elle partagera l'existence pendant neuf ans tout en faisant des petits boulots chez les éditeurs. Elle y rencontre...