De sa fourrure blonde et brune Sort un parfum si doux, qu'un soir J'en fus embaumé pour l'avoir Caressé une fois, rien qu'une. C'est l'esprit familier du lieu ; Il juge, il préside, il inspire Toutes choses dans son empire ; Peut-être est-il fée, est-il Dieu ? Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime Tirés comme par un aimant, Se retournent docilement Et que je regarde en moi-même, Je vois avec étonnement Le feu de ses prunelles pâles, Clairs fanaux, vivantes opâles, Qui me contemplent fixement. Charles baudelaire, Les Fleurs du Mal, 1857
Arnaud Desplechin a choisi deux grands acteurs pour l'adaptation du récit de Georges Devereux, ethnologue et psychanalyste, paru en 1951 : Psychothérapie d'un indien des plaines. Cette histoire vraie , c'est celle de Jimmy Picart, un indien ayant combattu pendant la seconde guerre mondiale, et qui, à son retour aux Etats-Unis, souffre de nombreux troubles pour lesquels on l'envoie dans un hôpital militaire du Kansas. Les analyses ne faisant apparaître aucun dysfonctionnement, les médecins en concluent que le patient est victime de schizophrénie. Mais avant d'établir un diagnostic définitif, ils...
Jean-Emile Andreux nous a quittés cette semaine; cet amoureux des mots dont les commentaires nous enchantaient, ainsi que son blog , si dense et poétique, nous manquera. A sa mémoire, voici quelques lignes d'un autre poète que j'aime beaucoup, Jean-Michel Maulpoix: "J'ai pris le parti d'écrire, afin de me diriger vers ma propre fin en emportant dans mes bagages le plus de mondes possible. Le plus de vivants en sursis. Des visages surtout, en grand nombre: leur nudité m'est familière. Rien de ce qui périt ne me laisse indifférent. J'aime aussi que les mots courent à leur perte sur la page:ils ne...
Les ânes en culottes, particularité de l'île de Ré, étaient autrefois protégés des insectes provenant des marais salants par des culottes, sorte de pantalons à bretelles. Aujourd'hui, ils sont utilisés simplement pour les balades et non plus pour les travaux des champs.
Dans l´île de Ré Ma belle adorée Je t´emmènerai Bientôt Au mois le plus tendre Le mois de septembre Où l´on peut s´étendre Bien seuls Regardant la plaque Des flots et les flaques Que les soirées laquent D´argent Regardant les teintes Allumées, éteintes D´une toile peinte Par un génie clair Dans l´île de Ré Ma belle adorée Je t´emmènerai Tout beau Remontant l´aorte D´une route accorte Nous irons aux Portes Au bout Mes parents y vivent Tout près de la rive Brodée de salives Nacrées Là, la fleur marine Par les deux narines Grise la poitrine D´un encens sucré Sur le tapis mousse De la plage rousse...
Ce que j'aime chez François Ozon, c'est sa capacité à explorer des univers différents. Dans ce film, il traite de l'adolescence, une adolescence marginale, certes, mais qui quelque part rejoint The Bling Ring de Sofia Coppola dans lequel la cinéaste traite des dérives adolescentes liées aux technologies nouvelles et au culte de l'apparence. Léa a 17 ans, fréquente un grand lycée parisien; sa scolarité ne pose pas de problème; elle vit dans un milieu aisé, avec sa mère , son beau-père et son petit frère qui lui sert plus ou moins de confident. En vacances, elle fait la connaissance d'un jeune allemand...