Goliarda Sapienza, figure majeure de la littérature italienne, décédée en 1996, a eu une vie hors norme. Militante, féministe, comédienne, intellectuelle, elle a gravité dans plusieurs milieux qui ont forgé sa personnalité. En tant que femme libre, elle a connu des périodes difficiles, que ce soit pour assurer son quotidien, faire entendre ses convictions ou être reconnue en tant qu'écrivaine. C'est dans l'une de ces périodes, après le refus des éditeurs de publier son autobiographie, L'art de la joie (critique dans ce blog) qu'elle sombre dans un profond désespoir, d'autant que le pays connaît...
Que j'aime le premier frisson de l'hiver! le chaume, Sous le pied du chasseur, refusant de ployer! Qand vient la pie aux champs que le foin vert embaume, Au fond du vieux château s'éveille le foyer; C'est le temps de la ville. Oh!lorsque l'an dernier, J'y revins, que je vis ce bon Louvre et son dôme, Paris et sa fumée, et tout ce beau royaume (J'entends encore au vent les postillons crier), Que j'aimais ce temps gris, ces passants, et la Seine Sous ses mille falots assise en souveraine! J'allais revoir l'hiver-Et toi, ma vie, et toi! Oh! dans tes longs regards j'allais tremper mon âme; Je saluais...
Vide ateliers à Biarritz les 27, 28 et 29 novembre
Deux modes d'expression différents que vous pourrez découvrir ce week-end à Biarritz . Nous aurons plaisir à vous accueillir et à échanger avec vous, 9 rue Gardague. Plus de détails sur cette manifestation à l'adresse suivante : http://publikart.net/vide-ateliers-a-biarritz/
Je veux m’endormir dans le parfum des roses fanées, des sachets vieillis, des encens lointains et oubliés. – Dans tous les chers et charmeurs parfums d’autrefois. – Mes souvenirs chanteront sur des rythmes doux, et me berceront sans réveiller les regrets. Tandis que le morne et spleenétique hiver pleure sur la terre inconsolée, Et que le vent hurle comme un fou, Tordant brutalement les membres grêles des ormes et des peupliers, Je veux m’endormir dans le parfum des roses fanées, Des sachets vieillis, des encens lointains et oubliés. Et les rythmes et les parfums se confondront en une subtile et...
"...Ce sont les peuples "arabes" qui dans le monde accusent le plus grand retard dans leur évolution. Toutes les propositions de la modernité sur tous les plans (philosophiques, politiques, scientifiques, culturelles) ont été refusées ou reçues avec suspicion par les pouvoirs de ces pays, qui continuent de pratiquer les mêmes immuables interdits, ressasser les mêmes vieilles aspirations, accorder le même crédit aux énoncés de la tradition, bref, de vivre dans le passé, un passé mythifié, sacralisé, figé à jamais. Rien ne doit changer dans leur environnement pour éviter la nouveauté et ses interpellations...
"Ces attentats n'ont rien à voir avec l' Orient. Ils n'ont rien à voir avec le Proche Orient. Ils sont la mondialisation de la terreur. Ils visent le monde. C'est plus que cela : c'est la culture, la tolérance qu'ils visent. Ils ont frappé Paris, la ville des Lumières. Paris est ouverte, elle est mixte. Personne n'échappe à la sidération causée par la plus dure violence, celle qui frappe des gens désarmés et innocents. Cela va contre tout ce qu'on peut imaginer. Ce n'est pas un bon moment pour la pensée, mais c'est bien au besoin de pensée et de penseurs que nous ramène ce moment." Mathias Enard,...
"...Commence alors la grande lumière du Sud-Ouest, noble et subtile tout à la fois; jamais grise, jamais basse (même lorsque le soleil ne luit pas), c'est une lumière-espace, définie moins par les couleurs dont elle affecte les choses (comme dans l'autre Midi) que par la qualité éminament habitable qu'elle donne à la terre. Je ne trouve pas d'autre moyen que de dire : c'est une lumière lumineuse. Il faut la voir, cette lumière (je dirais presque l'entendre, tant elle est musicale), à l'automne, qui est la saison souveraine de ce pays; liquide, rayonnante, déchirante, puisque c'est la dernière belle...