La Ca d'Oro et la galerie Franchetti Magnifique palais dans le quartier Canareggio, alliant les styles gothique tardif et Renaissance , construit au 15 e par les architectes et sculpteurs du palais des Doges, cette "maison d'or" est ainsi nommée à cause des décorations dorées qui ornaient les murs extérieurs. Son dernier propriétaire, le baron Franchetti (1865-1922) , y a installé sa collection de peintures et de sculptures, et a légué l'ensemble à l'Etat italien.
Façade donnant sur le Grand Canal (image wikipedia)
"La Ca d'Oro, jeu divin de la pierre et de l'air". Gabriele d'Annunzio
Margelle...
Le palais Grimani Situé dans le quartier de Castello, ce palais porte le nom de son acquéreur le doge Antonio Grimani qui le légua au 16 e à ses petits-fils Vettore et Giovanni. Leur goût pour l'Antiquité est visible dans les superbes décorations de fresques et stucs qui ornent les pièces abritant leur collection d'art, d'inspiration plus romaine que vénitienne. Après plusieurs propriétaires, le palais est devenu en 2008 propriété de l'Etat; restauré pendant plusieurs années, il est maintenant un musée trop peu connu , dont la richesse décorative vaut la visite.
Entrée du palais
L'escalier monumental...
Depuis la mort du monde antique et après la cathédrale, la plus puissante symphonie de pierre est là. Elle déroule, le long du Grand Canal, ou au bord des rios solitaires où des lanternes, le soir, versent dans l'eau nocturne d'étroites flaques de sang, les façades rouge et or et vert-de-gris dont les fresques sont rongées par le sel et qui étagent au-dessus des perrons moisis des rangs de colonnettes jaillis des balcons ajourés, pour rejoindre, au sommet des fenêtres ogivales les trèfles et les broderies de leurs floraisons supérieures...Les palais défilent et tournent avec l'eau, les canaux étroits...
"Ma gondole suivait les petits canaux; comme la main mystérieuse d'un génie qui m'aurait conduit dans les détours de cette ville d'Orient, ils semblaient, au fur et à mesure que j'avançais, me pratiquer un chemin, creusé en plein cœur d'un quartier qu'ils divisaient, en écartant à peine, d'un mince sillon arbitrairement tracé, les hautes maisons aux petites fenêtres mauresques; et comme si le guide magique eût tenu une bougie entre ses doigts et m'eût éclairé au passage, ils faisaient briller devant eux un rayon de soleil à qui ils frayaient sa route...." A la recherche du temps perdu - M. Pro...
Ce film du cinéaste hongkongais Wong Kar Wai est une version retravaillée de celle de 1994, au niveau des couleurs et de la musique, visant à en améliorer la qualité technique. Le scénario est inspiré de La légende du héros chasseur d'aigles, de Jin Yong, se déroulant dans la Chine du XIIe, ce qui implique d'associer aux thèmes habituels de l'univers du cinéaste, dont le magnifique In the mood for love reste en mémoire, les codes du film de sabre : vengeance, amour, trahison, amitié, code de l'honneur, loyauté. C'est l'histoire de Ouyang Feng qui s'est retiré dans le désert pour oublier celle qu'il...
Je ne puis voir la mer sans rêver de voyages. Le soir se fait, un soir ami du paysage, Où les bateaux, sur le sable du port, En attendant le flux prochain, dorment encor. Oh ce premier sursaut de leurs quilles cabrées, Au fouet soudain des montantes marées ! Oh ce regonflement de vie immense et lourd Et ces grands flots, oiseaux d’écume, Qui s’abattent du large, en un effroi de plumes, Et reviennent sans cesse et repartent toujours ! La mer est belle et claire et pleine de voyages. A quoi bon s’attarder près des phares du soir Et regarder le jeu tournant de leurs miroirs Réverbérer au loin des...
Paris, juillet 1969. Robert est un étudiant brillant qui termine sa thèse de littérature à la Sorbonne. Alors qu’il est à la bibliothèque de l’université, il rencontre Madeleine, une jeune fille charmante qui lui propose de faire plus ample connaissance. Robert ne sait rien de l’amour, que ce soit au niveau émotionnel, ou au niveau charnel. Il est tout de suite conquis, comblé par cette présence féminine soudaine pour laquelle il éprouve très vite une violente passion. Madeleine est beaucoup plus mesurée, d’autant qu’elle a prévu de partir à Sète pour se marier. Un soir, elle annonce brutalement...
Ce premier long métrage du jeune réalisateur turc Nehir Tuna nous plonge dans la Turquie des années 90, un pays partagé entre le courant nationaliste et le courant religieux. D’inspiration autobiographique, le scénario met en scène Ahmet, 14 ans, dont le père, récemment converti, souhaite le meilleur chemin de vie pour son fils. Pour cela, il l’oblige à dormir dans un pensionnat religieux (yurt) après ses études dans une école laïque et nationaliste. L’adolescent, de famille bourgeoise, subit au pensionnat les brimades des autres ; de plus, il doit apprendre le Coran, se plier aux règles strictes...
L'enracinement, le dernier livre de la philosophe Simone Weil, morte à 34 ans en 1943, met en évidence ce besoin d'ancrage que nous avons tous. Pour elle, femme humaniste et libre, il est le moyen de résister à toutes les tentatives d'annihilation de l'individu. "Il serait vain de se détourner du passé pour ne penser qu'à l'avenir. C'est une illusion dangereuse de croire qu'il y ait même là une possibilité. L'opposition entre l'avenir et le passé est absurde. L'avenir ne nous apporte rien, ne nous donne rien; c'est nous qui pour le construire devons tout lui donner, lui donner notre vie elle-même....