Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage, J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis, Loin des chemins poudreux, à demeurer assis Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse, Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse. Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi, Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe, Le puceron qui grimpe et se pend au brin d’herbe, La chenille traînant ses anneaux veloutés, La limace baveuse aux sillons argentés, Et le frais papillon qui de fleurs en...
Pendant les journées du patrimoine, Udazken'art et la ville de Bayonne proposent aux visiteurs de faire une halte dans les peñas où les attendent de nombreux artistes, dans le respect des règles sanitaires. A très bientôt!
Hischam Matar est un écrivain d'origine libyenne, né à New York en 1970. Après avoir vécu à Tripoli et au Caire, il s'installe à Londres où il a pour habitude de fréquenter la National Gallery. A 19 ans, il est attiré par l'école siennoise dont les tableaux, qu'il situe entre les primitifs et la Renaissance, exercent sur lui une réelle fascination de part leur symbolisme. C'est à ce moment que son père, exilé au Caire, est kidnappé, puis enfermé dans les prisons de Kadhafi; depuis, il n'y a aucune trace de lui (cet événement a fait l'objet d'un livre publié par l'auteur : La terre qui les sépare,...
Cette bastide du pays d'Orthe, aux confins des Landes et des Pyrénées atlantiques, doit son nom à son fondateur, John Hastings (dont le nom évoque le lieu d'une célèbre victoire de Guillaume le Conquérant sur les anglais), représentant d'Edouard 1er, roi d'Angleterre qui la fit édifier en 1289 sur un promontoire pour assurer la sécurité des habitants. Ce territoire appartenait auparavant à l'abbaye d'Arthous qui accueillait les pèlerins de St Jacques . La ville domine les gaves réunis de Pau et d'Oloron, avant leur confluence avec l'Adour au bec du Gave. Au cours de son histoire, Hastingues a subi...
Des philosophes croyaient en l’existence d’un destin, sans forcément juger que ce pourrait être un obstacle. Pour les stoïciens, l’accepter était même nécessaire pour être libre. Dans quelle mesure sommes-nous responsables de nos actes ? Peut-on s’émanciper de notre destin ? Ce type d’interrogation apparaît principalement dans le cadre de la philosophie hellénistique, à partir du 4ème siècle avant notre ère, dont les écoles les plus connues sont le stoïcisme, l’épicurisme, ou encore le scepticisme. Pour cause, beaucoup de ces penseurs postaristotéliciens défendaient une conception matérialiste...
« À ce que je sais, votre épouse était vraiment une femme merveilleuse […] vous devez vous sentir reconnaissant d'avoir vécu presque vingt ans auprès d'une femme comme elle. Je le crois profondément. Néanmoins, vous aurez beau penser que vous avez compris quelqu'un, que vous l'avez aimé, il n'en reste pas moins impossible de voir au plus profond de son cœur. Vous aurez pu vous y efforcer, mais vous n'aurez réussi qu'à vous faire du mal. Vous ne pouvez voir qu'au fond de votre propre cœur, et encore, seulement si vous le voulez vraiment, et si vous faites l'effort d'y parvenir. En fin de compte,...
Voilà un roman singulier dont le titre évoque un polygone au nombre infini de côtés, tout comme le conflit israélo-palestinien qui en est le sujet. A la base, il y a une histoire vraie, celle de deux pères , l'un palestinien, l'autre israélien, qui ont chacun perdu une fille à dix ans d'intervalle. Ces drames sont évoqués dans une structure éclatée, faite de chapitres plutôt brefs où l'histoire de ce conflit millénaire est entrecoupée de digressions sur ces terres, lieu de passage des migrations d'oiseaux, ou sur le goût de Mitterrand pour les ortolans, sur la musique à Theresienstadt, sur Borges...Ces...
L'orbe d'or du soleil tombé des cieux sans bornes S'enfonce avec lenteur dans l'immobile mer, Et pour suprême adieu baigne d'un rose éclair Le givre qui pétille à la cime des mornes. En un mélancolique et languissant soupir, Le vent des hauts, le long des ravins emplis d'ombres, Agite doucement les tamariniers sombres Où les oiseaux siffleurs viennent de s'assoupir. Parmi les caféiers et les cannes mûries, Les effluves du sol, comme d'un encensoir, S'exhalent en mêlant dans le souffle du soir A l'arôme des bois l'odeur des sucreries. Une étoile jaillit du bleu noir de la nuit, Toute vive, et palpite...
Adapté du roman d'Annie Ernaux, ce film de Danièle Arbid réussit avec grâce et simplicité à traduire le mécanisme de la passion amoureuse, celle qui anime les deux protagonistes, Hélène et Alexandre. Enseignante en faculté de lettres, Hélène est divorcée, vit avec son fils Paul. Son travail de recherche en vue d'une thèse sur une écrivaine peu connue lui prend du temps , d'autant qu'elle a du mal à se concentrer sur son travail. Elle ne vit que dans l'attente de la venue d'Alexandre, agent de sécurité à l'ambassade de Russie à Paris, qui lui accorde des parenthèses sensuelles lorsque bon lui semble...