Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Le blog de Ritournelle

1 2 3 > >>

brume 031

A bientôt le plaisir de vous retrouver!

Voir les commentaires

Published by Ritournelle - - Photo

Bidart3

   

Loin des grands rochers noirs que baise la marée,
La mer calme, la mer au murmure endormeur,
Au large, tout là-bas, lente s’est retirée,
Et son sanglot d’amour dans l’air du soir se meurt.

La mer fauve, la mer vierge, la mer sauvage,
Au profond de son lit de nacre inviolé
Redescend, pour dormir, loin, bien loin du rivage,
Sous le seul regard pur du doux ciel étoilé.

La mer aime le ciel : c’est pour mieux lui redire,
À l’écart, en secret, son immense tourment,
Que la fauve amoureuse, au large se retire,
Dans son lit de corail, d’ambre et de diamant.

Et la brise n’apporte à la terre jalouse,
Qu’un souffle chuchoteur, vague, délicieux :
L’âme des océans frémit comme une épouse
Sous le chaste baiser des impassibles cieux.

Nérée Beauchemin

Voir les commentaires

Published by Ritournelle - - Photo

auteurs 2155[1]

Jenny et Sils sont libraires dans une petite ville d'Alsace, et dans le monde d'aujourd'hui, ils n'arrivent plus à faire face aux nouvelles technologies ni à la concurrence d'internet.Tout va trop vite. Les voilà totalement démunis, sans travail, ni logement. C'est alors qu'une idée leur vient; ces deux-là, déjà complices au lycée, avaient testé dans les années 70 le retour à la nature en s'installant dans une vieille grange perdue en pleine montagne et c'est précisément la seule possibilité qui s'offre à eux en ces temps difficiles.Ils vont donc retrouver le chemin de cette ruine en emportant leur bien le plus précieux, c'est-à-dire leurs livres. Betty, une petite chienne et Avanie, une ânesse grise les accompagnent.  Les voilà au bout du monde, à 1000m d'altitude,sans eau, sans électricité, avec juste un poêle pour se chauffer; c'est d'ailleurs cette rudesse du climat qui les avait fait fuir 40 ans auparavant. Chacun va s'employer à améliorer le quotidien selon ses capacités: Jenny désherbe, plante des légumes, Sils répare le toit. Mais ils n'abandonnent pas pour autant leurs passions : d'abord, celle qu'ils partagent, les livres. Ils servent de murs, sont classés par "affinités", selon la méthode d' Aby Warburg, fils de banquier allemand, qui avait abandonné sa fortune à son frère en échange d'une bibliothèque de 50000 livres  classés "par bon voisinage", ce classement produisant des interférences mystérieuses bénéfiques pour l'entourage. Même l'ânesse mange des livres, et pas n'importe lesquels, ceux de Lucrèce, qui prônait la raison avant Dieu. Elle incarne la sagesse-même.

Outre les grands auteurs, Jenny et Sils ont chacun leur jardin secret. pour Jenny, c'est la nature, l'observation de la faune et de la flore qu'elle découvre en partant seule en montagne; parmi tous les animaux qu'elle côtoye, elle s'intéresse plus particulièrement aux cerfs dont l'élégance et le mode de vie la fascinent. Quant à Sils, il cherche à analyser la technique du retable d'Issenheim peint par Grünewald, en tentant de retrouver les pigments utilisés par le peintre.

D'un côté les livres, de l'autre, la vie, les deux se conjuguant harmonieusement , mais quelquefois la vie a des exigences qui imposent le sacrifice de la littérature.

Ce roman est un magnifique plaidoyer pour la littérature à l'époque du livre numérique et du matérialisme exacerbé. Il fait écho aux idéaux de l'après 68 que l'auteur a connus et qui sont certainement encore d'actualité dans sa conception de la vie. La nature réserve à tous les rêveurs un cadre propice à leur épanouissement mais qui est aussi très rude et c'est dans les livres qu'ils trouvent l'audace de surmonter les difficultés.
Voilà un livre qui fait du bien car il permet de prendre un certain recul sur le monde d'aujourd'hui; c'est une vraie ode à la vie !

 

Voir les commentaires

Published by Ritournelle - - Littérature

Bidart 015

 

Où va l'eau

Qui murmure, qui chuchote

Qui rit ou qui se tait

Où va l'eau

J'aimerais m'aventurer

Dans le ventre de la terre

Dans les bras des collines

Ou les yeux du ciel bleu

Sur les crêtes des vagues

Un ciel d'enfant qui pleure ou dans le calice d'un liseron

Où va l'eau

Averse, rivière, rosée…

J'aimerais vivre

Le bonheur du chemin.

Jean-Hugues Malineau

Voir les commentaires

Published by Ritournelle - - Photo

Chez le notaire...

 

Ne dit-on pas que la langue française est très difficile à apprendre ?

En voici un exemple :

 

     ATT00001.jpg

 

 

Une vieille demoiselle se présente chez un notaire pour enregistrer l'acte d'achat de sa maison récemment acquise.

Le notaire l'invite à s'installer, appelle son clerc, et lui demande textuellement :  

 

"Veuillez, s'il vous plaît, ouvrir la chemise de Mademoiselle, examiner son affaire, et si les règles ne s'y opposent pas, faites une décharge pour qu'elle entre en jouissance immédiate !" 

 

On n'a toujours pas rattrapé la vieille fille !

Elle n'aurait pas dû fuir, mais plutôt essayer de tirer les choses au clerc...!

Voir les commentaires

Published by Ritournelle - - Humour

 capbreton 017-copie-1

 

"...Je serais bien l'enfant abandonné sur la jetée partie à la haute mer, le petit valet suivant l'allée dont le front touche le ciel."

                                                                                                                              Rimbaud

Voir les commentaires

Published by Ritournelle - - Photo

dans la maison

La particularité de François Ozon est de nous entraîner à chaque fois dans des univers totalement différents. Ce film est une libre adaptation de l'oeuvre de Juan Mayorga, Le garçon du dernier rang. Fabrice  Lucchini est un professeur de français d'un lycée de banlieue qui s'ennuie car il ne trouve chez ses élèves rien qui puisse le stimuler lui-même dans son travail d'enseignant. Sa femme, Kristin Scott-Thomas, vit dans un univers différent, elle est galeriste et a du mal ,elle aussi, à faire vivre sa galerie. Mais un sujet de rédaction va donner l'occasion au professeur de découvrir qu'il a un élève doué pour l'écriture. Fort de cette certitude, il lui donne des cours particuliers pour le faire progresser; c'est alors que ce jeune élève va imposer ses règles pour trouver l'inspiration : il doit s'immiscer dans la famille de son meilleur copain. Les répercussions en seront inattendues pour tous...
François Ozon nous fait pénétrer dans l'univers de l'éducation que reconnaîtront aisément ceux qui en font partie, et il nous amène aussi dans celui de l'écriture, en posant la question de l'inspiration,avec ses exigences et ses limites : la fiction dépasse-t-elle la réalité chez l'écrivain?

Même si ce n'est pas le film que je préfère ce ce cinéaste, il présente un intérêt pour les questionnements qu'il suscite et pour l'interprétation des acteurs, tous très justes et sobres dans leur jeu, ainsi que le jeune Ernst Umhauer dont le regard sait être fragilité ou perversité.

 

dans la maison.1jpg

 

dans la maison.3jpg

 

dans-la-maison.2jpg.jpg

Voir les commentaires

Published by Ritournelle - - Cinéma

automne 045

Voir les commentaires

Published by Ritournelle - - Photo

art 014

                                                                                               Huile sur toile

Voir les commentaires

Published by Ritournelle - - Mes peintures

masque-venise-418

Si vous avez aimé "Rien ne s'oppose à la nuit " de Delphine de Vigan, n'hésitez pas à découvrir ce livre qui traite du même sujet : "l'absence au monde" de l'un de nos parents. Chez Delphine de Vigan, il s'agit de la mère, ici Gwenaëlle Aubry évoque son père en tentant de reconstituer sa personnalité complexe. Peu après le décès de celui-ci, elle se plonge dans les écrits qu'il a laissés, C'est donc un roman à deux voix qu'elle entame, en ayant le souci d'être toujours très juste dans son analyse. Voilà donc le parcours étonnant d'un homme, intellectuel brillant, professeur d'université, marié à son amour de jeunesse dont il aura deux filles, et qui va progressivement lâcher prise parce qu'il se trouve en inadéquation avec sa propre personnalité, d'où le titre du roman : Personne , du latin Persona  signifiant masque. Et c'est précisément lorsqu'il lâche prise, en laissant apparaître le petit enfant qu'il porte en lui qu'il est rééllement lui-même. Père et fille ont tissé au fil des années une relation faite de tendresse, de complicité ; si la psychose a fragilisé le père, la fille , par son amour et sa force lui a servi de repère, de point d'ancrage pendant un certain temps. D'où l'inversion des rôles, que l'on peut aussi observer avec les personnes en fin de vie.
Tracer le portrait de celui qui ne voulait pas être tel que la société l'impose n'est pas chose facile, d'autant moins lorsque cela touche à l'intime. Gwenaëlle Aubry sait par son style si délicat pénétrer au-delà des évidences. Elle nous livre un magnifique roman qui est à la fois un vibrant hommage à ce père "au regard désespérément confiant" et une façon de donner suite à son oeuvre trop courte. Il a obtenu le prix Femina 2009.

Je vous conseille vivement ce roman, ainsi que Partages, du même auteur, et figurant dans la sélection du dernier Goncourt.

Voir les commentaires

Published by Ritournelle - - Littérature

1 2 3 > >>
Haut

Le blog de Ritournelle

Mes photos, mes coups de coeur en littérature et au ciné, les auteurs et artistes que j'admire,mes productions personnelles et une pincée d'humour...

Hébergé par Overblog