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Le blog de Ritournelle

sur la route

Quand on a  connu mai 68 et ses répercussions nombreuses et variées, il est difficile de résister à l'envie de voir ce film qui remonte à l'origine du mouvement aux Etats-Unis, dans les années 50. La libre adaptation du roman de Kerouac nous donne à voir l'essentiel des quêtes de la beat génération : la célébration de la nature, le refus des normes, la recherche du plaisir, de la liberté, donner libre cours à la créativité, connaître le monde, se connaître soi-même...
Le scénario autobiographique commence avec le décès du père de Sal, jeune écrivain; cet événement  incite celui-ci à  partir sur la route des grands espaces américains, à se mettre à l'épreuve en vivant de petits boulots, en faisant des rencontres qu'il décrit dans son manuscrit de manière spontanée; il fait plusieurs voyages successifs marqués par le retour au point d'ancrage, New York, où la présence de sa mère lui assure la stabilité affective qui lui fait défaut.
C'est Dean, un jeune voyou poète, avide de sexe et de vitesse, qui l'entraîne dans une succession d'aventures où il s'agit de vivre vite en testant ses limites, en expérimentant drogue et sexe dans un contexte artistique où la musique, outre la littérature et ses représentants Burroughs et Ginsberg, a une réelle importance : c'est l'explosion du free jazz , du rock...Les femmes participent à ces élans de liberté mais en font aussi les frais car elles ne parviennent pas à apaiser le mal-être de ces êtres en proie à leurs démons, qui s'ennuient rapidement dans une liaison ...
La parti pris de Walter Salles est de nous montrer Sal plus en spectateur qu'en acteur, ce qui est sans doute éloigné de la réalité quand on connaît la biographie de Kérouac, mais c'est justement l'occasion de lire le manuscrit original du livre sorti en librairie pour l'occasion.
L'image est soignée, tant au niveau des paysages que des personnages et Garrett Hedlund apporte toute sa fougue et son énergie au personnage de Dean. C'est un magnifique acteur qui donne au film la tonalité romantique d'une époque...

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        Jack-Kerouac-front

                                                                                               Jack Kerouac

Published by Ritournelle - - Cinéma

commentaires

dominique 30/05/2012 12:19

bon, encore un livre que j'ai à lire.. merci pour le tuyau. C'est intéressant lorsque l'on vit à Montréal, et que l'on voit les manifs de se poser la question de l'origine d'un tel mouvement. c'est
amusant de se rappeler l'histoire de la st valentin de 68: "Dans les cités universitaires, les garçons n’ont pas le droit d’entrer dans les chambres des filles. Le jour de la Saint-Valentin, le 14
février 1968, des manifestations s’organisent pour réclamer la liberté de rendre visite aux filles. Des garçons s’enchaînent aux grilles des immeubles habités par celles-ci, et la police
intervient." bonne journée

Marco Carbocci 29/05/2012 19:45

La lecture du livre est une claque (sa relecture 10, 20 ou 30 ans plus tard aussi). Curieux de voir le film.

Ritournelle 30/05/2012 11:31



oui, c'est une quête qui produit le même effet quelle que soit l'époque et dans le film, c'est très émouvant d'entendre les extraits sonores, il n'y a rien de tel que la voix pour redonner vie à
un personnage!



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Mes photos, mes coups de coeur en littérature et au ciné, les auteurs et artistes que j'admire,mes productions personnelles et une pincée d'humour...

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