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Le blog de Ritournelle

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Une suggestion pour Dimanche : l'expo à St André de Seignanx

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Published by Ritournelle - - Art

Un gars meurt sur la frontière franco-allemande...

Quand il arrive au ciel pour le jugement dernier, Saint-Pierre lui dit :

- Bon, votre vie sur terre, pas terrible... quelques adultères, pas souvent à la messe, des blasphèmes, etc.

Je ne peux pas vous faire entrer au paradis, mais comme vous n'avez rien commis de grave et que vous êtes mort sur la frontière, je vous laisse tout de même le choix entre l'enfer allemand et l'enfer français.

- Mais Saint-Pierre, je ne connais ni l'un ni l'autre... pourriez vous m'en dire un peu plus SVP ?

- Eh bien, dans l'enfer allemand, on vous met dans une grande marmite pleine de purin, des petits gnomes très vilains qui sentent mauvais mettent des bûches sous la marmite, un dragon vient allumer les bûches et vous cuisez toute la journée. Et c'est tous les jours pareil !

- Et l'enfer Français ?

- Eh bien, dans l'enfer français, on vous met dans une grande marmite pleine de purin, des petits gnomes très vilains qui sentent mauvais mettent des bûches sous la marmite, un dragon vient allumer les bûches et vous cuisez toute la journée. Et c'est tous les jours pareil ! Mais, si vous voulez un bon conseil, je serais vous, je choisirais l'enfer français.

- Mais, Saint-Pierre, c'est exactement la même chose !

- Mais non, pas du tout ! Car dans l'enfer français :

  • un jour les gnomes sont en grève,
  • un jour on n'a pas livré les bûches,
  • un jour le dragon est en RTT,
  • un jour il est en congé maladie,
  • un jour ils ne trouvent plus la marmite,
  • un jour on n'a pas commandé le purin...
  • Et quand la CGT s'en mêle... je ne vous dis pas !

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Published by Ritournelle - - Humour

Ce nom est celui d'un ensemble de logements sociaux construits dans les années 30 pour un grand magasin bayonnais. Une architecture qui aurait besoin d'être revisitée aujourd'hui!

Un nom très approprié
Un nom très approprié

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Published by Ritournelle - - Photo

L'ombre de nos nuits - Gaëlle Josse

Je découvre avec ce livre une écrivaine de talent dont les précédents romans ont remporté plusiurs récompenses, notamment Le dernier gardien d'Ellis Island, prix de littérature de l'Union européenne en 2015.
Une jeune femme entre au musée de Rouen et se trouve attirée par un tableau de Georges de La Tour représentant Saint Sébastien blessé, soigné par Irène . Cette vision douloureuse évoque en elle le souvenir de son amour pour un homme qu'elle a intensément aimé.
Gaëlle Josse mène parallèllement cette histoire d'amour et la composition de ce tableau par l'artiste en 1649, oeuvre qu'il destine au roi de France. Le doux visage d'Irène met en lumière toute la tendresse et la compassion qu'elle met à guérir Saint Sébastien. Il représente aussi ce que la jeune femme a su éprouver pour son compagnon, encore sous le choc de la rupture avec sa femme. Le peintre prend sa fille Claude pour modèle; son visage doux et mélancolique convient parfaitement aux traits d'Irène. Pour les personnages secondaires , ce sera Marthe, la fille d'une servante qui tiendra la lanterne et Jérôme, le fils de voisins qui sera Saint Sébastien.
La lumière très ténue éclaire à peine les personnages en mettant l'accent sur l'intimité de la scène; point de lumière du jour, l'extérieur n'étant que violence, celle de la guerre de Trente ans, avec son lot de misère et de maladies. Laurent, le jeune apprenti met toute son application à assister le maître car il est amoureux de Claude; il est aidé dans sa tâche par Etienne, le frère de Claude.
La douleur de Saint Sébastien est aussi celle de l'homme qui n'a pas pu surmonter le chagrin de sa rupture avec la belle Lucia, créatrice de mode. Il a choisi de se réfugier dans l'alcool, laissant à la narratrice le goût amer de son propre échec à vouloir le sauver.
Ce roman à plusieurs voix nous entraîne dans des univers complètement différents mais que l'écriture de Gaëlle Josse parvient à croiser avec subtilité. Tout n'est que douceur, apaisement, quête de vérité, de justesse, que ce soit dans le cheminement du peintre ou dans l'analyse rétrospective que fait la jeune femme de sa liaison passée. L'artiste rassemble tous les éléments propres à la réussite de son oeuvre, l'amoureuse déçue tente de trouver les raisons de l'échec de la relation amoureuse.
Si Gaëlle Josse restitue à merveille cette alternance d'ombre et de lumière présente dans la peinture et dans la vie, sa prose , quant à elle, est essentiellement lumineuse, poétique, délicate.

"La main, le geste, le visage; tout ce que je peins tient là, dans cette mystérieuse trinité. Car c'est à cela, que nos jours se résument, en fin de compte. On m'a fait remarquer que mes visages ignorent celui qui regarde la toile, comme indifférents à sa présence ou à son absence. Peut-être est-ce la vérité, après tout. Je n'éprouve aucun intérêt à représenter des êtres qui vous dévisagent du haut de leur cadre. Des airs altiers, décidés, autoritaires, comme le demandent les nobles pour leurs portraits, ou réfléchis, attentifs, pleins de bonté ou feints, la main posée sur quelque livre pieux, comme le désirent les ecclésiastiques. Je peins le ravissement, l'oubli du monde dans un bras tendu, une main posée. Je peins l'être qui se laisse atteindre dans des régions de lui-même ignorées. Sa meilleure part."



 

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Published by Ritournelle - - Littérature

La maison blanche

Je n'ai pas oublié, voisine de la ville,
Notre blanche maison, petite mais tranquille ;
Sa Pomone de plâtre et sa vieille Vénus
Dans un bosquet chétif cachant leurs membres nus,
Et le soleil, le soir, ruisselant et superbe,
Qui, derrière la vitre où se brisait sa gerbe,
Semblait, grand oeil ouvert dans le ciel curieux,
Contempler nos dîners longs et silencieux,
Répandant largement ses beaux reflets de cierge
Sur la nappe frugale et les rideaux de serge.

C.Baudelaire

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Published by Ritournelle - - Photo

Le fils de Jean

Mathieu travaille dans une société parisienne qui commercialise les croquettes pour animaux; à 33 ans, il a déjà perdu sa mère qui n'a jamais voulu lui dévoiler l'identité de son père. Un coup de fil de Montréal lui apprend que celui-ci est décédé. Ses obsèques vont donner l'occasion à Mathieu de connaître ses deux frères. A l'aéroport, c'est le meilleur ami de Jean qui l'accueille, médecin comme lui. L'homme cède devant l'insistance de Mathieu pour rencontrer ses deux frères; il l'emmène dans sa famille où sa femme et sa fille sont plus ouvertes que lui qui semble peu disert, laissant Mathieu à ses doutes et ses interrogations...
Avec beaucoup de finesse, Philippe Lioret mène l'adaptation du roman de J.P. Dubois comme une énigme , en semant quelques indices qui réservent un dénouement fort. Le film est porté par des comédiens dont le jeu tout en pudeur et en délicatesse donne toute sa justesse à cette histoire de filiation, de quête d'identité. Ce ne sont pas les dialogues qui priment, mais le jeu des regards, les silences qui font croître l'émotion des personnages et des spectateurs.
A voir sans hésiation!

Le fils de Jean
Le fils de Jean
Le fils de Jean

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Published by Ritournelle - - Cinéma

Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, il ne s'agit pas d'une "évolution de la langue" mais de "prospective positive modernisée d'un mode de communication oral"...!
Le jour ou l’on mettra les CONS dans une valise,dans une valise, j’en connais qui ne seront pas assis sur le couvercle...
Déjà cet été, j’ai adoré les campings qui ne veulent plus qu’on les appelle campings parce que ça suscite instantanément dans l’esprit des gens l’image de Franck Dubosc en moule-boules ou de Roger et Ginette à l’apéro avec casquette Ricard et claquettes Adidas. Donc les professionnels de la branche demandent que l’on dise désormais «hôtellerie en plein air» .…Ha ha, ça change tout !!!
J’ai aussi appris que je n’étais pas petite mais «de taille modeste» et qu’un nain était une «personne à verticalité contrariée». Si, si !
Mais rendons à César ce qui lui appartient, l’empereur du genre reste le milieu scolaire et ses pédagos à gogo. J’étais déjà tombée de ma chaise pendant une soirée de parents quand la maîtresse a écrit sur le tableau que nos enfants allaient apprendre à manier «l’outil scripteur» au lieu de tenir un crayon.
Je me suis habituée au fait que les rédactions sont des «productions écrites», les sorties en groupe des «sorties de cohésion» et les élèves en difficulté ou handicapés des «élèves à besoins éducatifs spécifiques».
Mais cette année, sans discussion aucune, la palme est attribuée au Conseil supérieur des programmes en France et à sa réforme du collège.
Z’êtes prêts ?... Allons-y.

Donc, demain l’élève n’apprendra plus à écrire mais à «maitriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres».
Il n’y aura plus de dictée mais une «vigilance orthographique».
Quand un élève aura un problème on tentera une «remédiation».
Mais curieusement le meilleur est pour la gym… Oups pardon!!! pour l’EPS (Education physique et sportive).
Attention, on s’accroche : courir c’est «créer de la vitesse», nager en piscine c’est «se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé et traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête», et le badminton est une «activité duelle médiée par un volant».
Ah ! c’est du sportif, j’avais prévenu !...
Les précieuses ridicules de Molière, à côté, c’est de
l’urine de jeune félidé (je n’ose pas dire du pipi de chat).
Alors, les amis, ne perdons pas ce merveilleux sens du burlesque et inventons une nouvelle catégorie : la «personne en cessation d’intelligence» autrement dit, le con.
Signé Martine Meunier, mère d’une élève. Ah non, re-pardon… Martine Meunier «génitrice d’une apprenante».
Ben oui, un "outil scriptutaire" c'est un stylo, un "référentiel bondissant" c'est un ballon, et un "bloc mucilagineux à effet soustractif" c'estune gomme.
Je pense que les "zzzzzzzélites" qui ont inventé de telles conneries n’en resteront pas là… avant d’être tous en hôpital psychiatrique… pour « remédiation de cessation d’intelligence »…

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Robinsonnade
Robinsonnade

Robinsonnade

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Ma part de gaulois - Magyd Cherfi

Depuis que son livre est sélectionné pour le Goncourt, Magyd Cherfi est sollicité un peu partout . Samedi soir, il était au cinéma Atalante de Bayonne pour une lecture musicale, précédée d'un débat dans une librairie de la ville.L'homme est à l'image de sa prose. Sincère, émouvant, il sait choisir le mot juste pour parler de son parcours, évoquer la confusion dans laquelle le plonge sa "double identité". Les mots sont justement ce qui depuis toujours l'a rendu différent , avec tout ce que ça implique de jubilation et de souffrance.Dans ce livre, il rassemble tout les éléments qui l'ont construit : les membres de sa famille, en particulier le personnage central qu'est la mère, celle qui fonde tous ses espoirs en lui pour obtenir une reconnaissance des "blancs", la vie de la cité avec ses aléas, la situation politique de la France au moment de l'année du bac en 1981, l'arrivée de la gauche au pouvoir avec Mitterrand qui suscite un vent de panique chez les immigrés, puis les espoirs déçus, l'impossible fusion des deux cultures, le sentiment de rejet.
Avec la finesse d'analyse que donne le recul sur l'époque de l'adolescence, Magyd Cherfi nous fait pénétrer dans une culture cloisonnée, repliée sur elle-même, avec ses codes, ses tabous, la dure condition de la femme;il porte un regard critique sur le rôle de la France, ce qu'elle a raté dans l'intégration de ses immigrés. Il met en avant l'importance des mots qui seuls peuvent amener l'être humain à sortir de la spirale de la violence. Cet atout qui a été le sien dès l'école primaire a suscité de la fierté en lui (un possible accès à la séduction) mais aussi de la jalousie pour les garçons de la cité qui y ont vu une forme de trahison. Etre le premier de la cité à avoir le bac a été une joie incommensurable pour sa mère, le passeport pour une autre vie.
Reste l'amertume de celui qui ne se sent toujours pas être de ceux dont il a adopté la culture, ce "guéri imaginaire"propose un regard lucide qui a une résonance particulière dans le monde d'aujourd'hui:

« J'ai fait de mon fardeau mes ailes, de mes blessures un bouclier, de mes fêlures identitaires deux richesses dans laquelle s'est engouffrée la seule idée qui vaille, l'universel. »
Un livre à mettre entre toutes les mains, sensible, vivant, où la dérision côtoie l'émotion.




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Published by Ritournelle - - Littérature

Une petite douceur pour ce dimanche?
Une petite douceur pour ce dimanche?

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