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Le blog de Ritournelle

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Ambiance bucolique
Ambiance bucolique
Ambiance bucolique

On ne mène pas la vache
À la verdure rase et sèche,
À la verdure sans caresses.

L’herbe qui la reçoit
Doit être douce comme un fil de soie,
Un fil de soie doux comme un fil de lait.

Mère ignorée,
Pour les enfants, ce n’est pas le déjeuner,
Mais le lait sur l’herbe

L’herbe devant la vache,
L’enfant devant le lait.

P.Eluard

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Sage femme

  Film hommage de Martin Provost à celle qui lui a sauvé la vie :
"Elle m’a donné son sang et m’a ainsi permis de vivre. Elle a fait cela avec une discrétion et une humilité incroyables
", raconte-t-il. "J’ai donc décidé de lui rendre hommage à ma façon et de lui dédier ce film, et à travers elle, de le dédier à toutes ces femmes qui œuvrent dans l’ombre, vouant leur vie aux autres, sans jamais rien attendre en retour".

Le réalisateur ne raconte pas son histoire personnelle, mais il a tenu à célébrer le travail de ces femmes dont on ne parle pas et à qui l'on doit beaucoup. Après les avoir observées dans leur travail, une fiction s'est imposée à lui : l'histoire de Claire, sage-femme dans une maternité de la banlieue parisienne sur le point de fermer, qui vit modestement avec son fils de 18 ans, étudiant en médecine. Très investie dans son travail, elle habite dans un immeuble, cultive son jardin et circule à vélo. Un jour, elle reçoit un message téléphonique d'une certaine Béatrice, l'ancienne maîtresse de son père, qu'elle n'a pas vue depuis 30 ans. Celle-ci souhaite la rencontrer. D'abord réticente, Claire accepte de revoir celle qui a fait souffrir son père et dont elle ne garde pas un bon souvenir. Béatrice est atteinte d'un cancer, sait qu'elle a peu de temps à vivre et aimerait revoir le père de Claire dont elle a perdu la trace. Cette femme fantasque, qui se dit comtesse polonaise, est très "cigale": elle dépense sans compter , joue pour rembourser ses dettes. Sa solitude est à l'opposé de celle de Claire dont la vie, bien remplie, manque un peu de fantaisie, de plaisir. Peu à peu les deux femmes se rapprochent, s'apportent le confort affectif qui leur manque :l'une profite des derniers instants de bonheur qu'il lui reste, l'autre va retrouver le désir, l'envie de ne plus mettre sa vie personnelle entre parenthèses.
Martin Provost a réussi le pari de traiter un sujet grave sur un ton drôle, sans être léger. On sent tout de suite le plaisir qu'ont eu ces deux grandes actrices que sont Catherine Deneuve et Catherine Frot à se mettre dans la peau de leurs personnages contrastés, l'une exubérante, l'autre trop sage, à s'affronter et à s'apprivoiser pour nous livrer émotion, grâce et humour.
A noter aussi la participation d'Olivier Gourmet dans un second rôle plein de justesse et très nature.
Après Séraphine, le metteur en scène met en valeur d'autres personnages féminins dans une belle histoire d'amitié et de transmission, une fable humaniste d'aujourd'hui.

Sage femme
Sage femme
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CLICHE SUR LE SITE DES PHOTOS HISTORIQUES RECONFORTANTES

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Un paese de Calabria

Riace est un village de la Calabre qui est un exemple à suivre pour beaucoup de pays . Comme beaucoup d'autres, ses habitants l'avaient abandonné pour aller trouver travail et ressources dans les villes, mais en 1998, un bateau, avec à son bord quelques deux cents kurdes, échoue près de ses côtes. Le maire récupère alors les logements inhabités pour venir en aide à ces migrants démunis. Peu à peu, le village renaît, l'école rouvre, ainsi que les petits commerces, le café. Chacun utilise ses compétences pour réhabiliter les logements, rendre service. C'est ainsi que Riace devient au fil des années un centre d'accueil , sa population atteint à l'heure actuelle près de 2000 habitants. Beaucoup d'ethnies différentes s'y côtoient, certaines pour une durée plus ou moins longue, selon la destination finale choisie. Le maire, de gauche, est à l'origine de ce beau projet suivi par d'autres dans la région, malgré le rôle important de la mafia  qui cherche à gagner les élections pour contrôler les afflux de migrants, et les exploiter au maximum.
Ce documentaire réalisé par deux immigrées, Shu Aiello et Catherine Catella porte en lui l'espoir en un monde meilleur qui réconcilie les hommes entre eux. Il en montre uniquement les aspects positifs pour insister sur la possibilité d'une renaissance lorsque l'intolérable survient, que ce soit le manque de ressources, ou les massacres des guerres.
Une petite lumière dans la grisaille pessimiste du moment...

Un paese de Calabria
Un paese de Calabria
Un paese de Calabria
Un paese de Calabria

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Pont fleuri entre les colombages

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Ca n'a pas changé...

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Published by Ritournelle - - Humour

La fleur des poètes pour célébrer le printemps
L’iris au bord du rivage
Se reflétait dans l’étang,
Bel iris sauvage
Qui rêves au beau temps.
Iris mes beaux yeux
Tu parfumes les draps blancs,
Iris merveilleux,
Iris au bord de l’étang.

(Robert Desnos, Chantefleurs, 1944-1945)
La fleur des poètes pour célébrer le printemps

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Le dernier livre de Tanguy Viel confirme son talent incontestable d'auteur de roman noir.
Comme dans son précédent succès, Paris-Brest, le procédé littéraire est le même : il part d'un faits divers et déroule ensuite l'histoire.
Martin Kermeur a jeté à l'eau un homme lors d'une partie de pêche.Il raconte cela au juge chargé de l'instruction du procès faisant suite à son inculpation. Pourquoi ce geste? En reprenant le fil des événements, Martin Kermeur tente de comprendre ce qui l'a motivé .
Le décor est le même : Brest et sa rade, que l'auteur affectionne particulièrement. Kermeur a perdu son emploi à l'arsenal, touché des indemnités de licenciement s'élevant à 500 000 francs. Il est devenu gardien d'un château , vit séparé de sa femme et élève son fils adolescent de 16 ans. Un promoteur véreux, Lazenec, lui promet un avenir plus glorieux avec un appartement de rêve dans un immeuble de luxe faisant partie d'un projet de station balnéaire susceptible de le priver de son bel environnement. Mais il n'est pas le seul à être sollicité par le promoteur; celui-ci finit par récupérer les économies de gens honnêtes et crédules des environs. Il mène grande vie, roule en voiture de sport , fait de multiples promesses pour calmer l'attente de tous ceux qu'il a arnaqués. Car, pas l'ombre d'un bâtiment ne pointe à l'horizon, la tension monte, la patience n'est plus possible, les relations de Kermeur avec son fils se détériorent, tout va mal...
La force de Tanguy Viel , c'est de nous faire assister au récit de la confession d'un homme sans défense  qui a  peu à peu perdu sa dignité en laissant un escroc prendre possession de ses rêves. Avec ses phrases bien ciselées, qui captent si bien les méandres de l'esprit humain , il sait comment interpeller le lecteur, le faire s'identifier au personnage principal, ainsi qu'à ceux qui ont des décisions à prendre. Il sait aussi comment le tenir en haleine  jusqu'au dénouement inattendu.
Dans une atmosphère de roman policier, l'auteur s'intéresse une fois de plus aux liens familiaux, mais aussi à la moralité, à la responsabilité individuelle et en cela, il y a comme une résonance avec notre actualité si désespérante...
Une prose qui résonne haut et fort comme celle de Philippe Djian ou de  Philippe le Guillou, un grand polar social d'aujourd'hui!

" Sous réserve de l'exigence de motivation de la décision, la loi ne demande pas compte à chacun des juges et jurés composant la cour d'assises des moyens par lesquels ils se sont convaincus, elle ne leur prescrit pas de règles desquelles ils doivent faire particulièrement dépendre la plénitude et la suffisance d'une preuve ; elle leur prescrit de s'interroger eux-mêmes dans le silence et le recueillement et de chercher, dans la sincérité de leur conscience, quelle impression ont faite, sur leur raison, les preuves rapportées contre l'accusé, et les moyens de sa défense. La loi ne leur fait que cette seule question, qui renferme toute la mesure de leurs devoirs : " Avez-vous une intime conviction ? ".

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Paris pieds nus

Voilà un film qui fait du bien, et on en a bien besoin actuellement...
Le couple Abel-Gordon nous avait déjà proposé des films de la même veine, Rumba et La fée.
Ce petit bijou de cinéma burlesque met en scène une bibliothécaire canadienne, Fiona, qui décide de rejoindre Paris, suite à l'appel désespéré de sa tante Martha, une ancienne danseuse, que l'on veut placer en maison de retraite. Mais les choses ne sont pas si simples pour Fiona qui, arrivée à Paris, trouve porte close et déambule dans les rues, perd bagages et papiers, se retrouve complètement démunie. Sur son chemin, elle rencontre Dom, un SDF qui vit sur les quais de la Seine, et profite grandement de cette aubaine...
Sous des apparences de légèreté, le scénario est extrêmement travaillé; ces deux comédiens puisent dans leur palette très large de clowns, de danseurs, pour nous offrir des personnages pleins de maladresses mais aussi de générosité. Il y a comme un clin d'oeil à notre époque dans ces deux êtres démunis qui ont en commun leur solitude. Et que dire de Martha, avec Emmanuelle Riva dans son dernier rôle, si ce n'est que le duo qu'elle interprète avec Pierre Richard est d'une grande émotion.
On rit, on est touché, on savoure la drôlerie et la poésie de ce film qui évoque ceux de Tati ou de Charlot. C'est une bouffée d'air pur et il ne faut pas le rater!

Paris pieds nus
Paris pieds nus
Paris pieds nus
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Mes photos, mes coups de coeur en littérature et au ciné, les auteurs et artistes que j'admire,mes productions personnelles et une pincée d'humour...

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