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Le blog de Ritournelle

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A l'heure de la sieste
A l'heure de la sieste

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Published by Ritournelle - - Photo

Une femme fantastique

Le titre, ainsi que le résumé de ce film n'en dévoilent pas le thème réel. Le metteur en scène chilien Sebastian Lelio nous y amène progressivement, par touches subtiles. Il voulait aborder les répercussions de la mort lorsqu'elle ne se produit pas en présence de la "bonne personne". Après avoir cherché quel pourrait être le personnage féminin du film, il a choisi un être qui doit lutter pour affirmer sa différence.
Orlando a une cinquantaine d'années; il a quitté femme et enfants pour une liaison passionnelle avec Marina,de vingt ans sa cadette, s'apprête à partir avec elle en voyage aux spectaculaires chutes Iguazu, entre l'Argentine et le Brésil. Une rupture d'anévrisme coupe court à ce beau projet, tout comme aux autres perspectives de vie commune des deux personnages. Marina est effondrée, elle veut assister aux obsèques d'Orlando, mais son ex-femme et le reste de sa famille s'y oppose catégoriquement pour ne pas "salir leur honneur". Car Marina n'est pas une femme comme les autres, elle a choisi de le devenir, même si son passeport indique encore son identité masculine.
Mais c'est une femme forte qui résiste à la violence, aux insultes, à la "bien-pensance"pour s'affirmer, cultiver sa passion du chant, tenter de renaître autrement.
Voilà un film courageux traitant de l'un des derniers tabous de la société, le transgenre, ce qui n'est pas sans rappeler un autre cinéaste, Pedro Almodovar, qui a abordé ce même sujet de façon différente. Ici, on est dans une certaine sobriété qui met en valeur la sincérité de cet amour improbable. Les acteurs sont remarquables, Daniela Varga, actrice transgenre, incarne avec une palette d'émotions convaincante le personnage de Marina face à  ses partenaires.
Ours d'argent à Berlin, prix du meilleur scénario, autant de raisons de voir ce film hors norme qui nous entraîne dans un contraste de dure réalité et de fantasmagorie.


 

Une femme fantastique
Une femme fantastique
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Published by Ritournelle - - Cinéma

Huile sur toile

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Published by Ritournelle - - Mes peintures

Bon week-end!
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Timothy Brook est un éminent sinologue d'origine canadienne qui enseigne à l'université de Vancouver. Après avoir avoir écrit une Histoire de la Chine impériale, il a eu envie de nous éclairer sur les similitudes entre le XVIIè siècle et notre époque. Pour cela, il a utilisé comme point de départ l'un des souvenirs enchantés de son adolescence, qui l'a mené à découvrir la ville de Delft. Suite à un accident de vélo, il a été recueilli après sa chute par une vieille dame qui l'a initié aux trésors architecturaux et artistiques de la ville , parmi lesquels figurent les tableaux de Vermeer.
Ce qui nous est parvenu de l'oeuvre du peintre se résume à trente-cinq tableaux et c'est parmi ceux-ci que Peter Brook a puisé pour aborder le XVIIè siècle, en s'attachant à certains détails de chacun.


Le premier tableau, intitulé La vue de Delft, est l'un des rares paysages du peintre. On sait qu'il a donné la priorité aux scènes d'intérieur reflétant une atmosphère tranquille, loin du tumulte du port, très actif à cette époque. Ce qu'il faut remarquer sur cette toile, ce sont les bateaux, des harenguiers qui figurent au premier plan. Ils sont la preuve que ce siècle a connu lui aussi un bouleversement climatique, contraire au nôtre, puisque le refroidissement a fait descendre les harengs vers des mers plus tempérées, de la Norvège vers les Pays-Bas. Grâce à cette pêche, les Hollandais ont pu se lancer dans des opérations commerciales d'envergure de par le monde. Les bâtiments que l'on aperçoit au fond du tableau sont ceux de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales créée pour envisager des échanges avec l'Asie. C'est le début de la mondialisation, autre point commun avec aujourd'hui.

Le second tableau , L'officier et la jeune fille riant, propose une scène de séduction entre un militaire, très bien vêtu , coiffé d'un chapeau en poil de castor, et une jeune fille apparemment sous son charme. Deux éléments retiennent notre attention : le chapeau et la carte sur le mur du fond.
Ils sont la preuve d'un commerce très recherché en Amérique du nord, celui des castors. Samuel Champlain a profité de ce commerce pour se lancer dans des expéditions destinées à atteindre la Chine par le Canada, mais il n'y est jamais parvenu.

Avec La liseuse à la fenêtre, on entre directement dans le monde du commerce avec le tapis turc au premier plan et la jatte de fruits en porcelaine chinoise. Il était de bon goût d'avoir chez soi de la vaisselle chinoise et nombreux sont les européens qui ont tenté de l'imiter, mais sans succès,à cause de la mauvaise qualité de l'argile, ainsi que de l'émail. D'où l'importance de ce commerce.


Le géographe témoigne de la nécessité d'établir des cartes pour voyager dans des conditions plus sûres. Le compas magnétique, invention chinoise, marque l'époque, pourtant les Chinois ne sont pas de grands voyageurs, ils préfèrent laisser venir les Européens à eux, plus curieux de découvrir et comprendre le monde.

La femme à la balance ou La peseuse d'or fait référence selon T.Brook à l'exploitation des mines en Amérique du Sud, à toutes les transactions commerciales de l'époque. D'autres y ont vu une allégorie de la tempérance, avec cette jeune bourgeoise pesant ses bijoux, près d'une toile représentant le Jugement dernier .

A ces cinq tableaux, l'auteur a rajouté : - Les joueurs de cartes de Van der Burch, un contemporain de Vermeer, qui nous renseigne également sur l'importance des voyages et du commerce avec ce jeune serviteur noir, employé certainement comme esclave.


- Une faïence du musée de Delft, sur laquelle on devine au premier plan sur la gauche, un homme en train de fumer, l'occasion pour T.Brook de nous renseigner davantage sur cette pratique représentée en Europe dans la deuxième moitié du XVIè siècle et seulement au XVIIè en Chine grâce aux échanges.

 

Cet essai extrêmement dense nous remémore une période historique de premier plan, le Siècle d'Or, pendant laquelle le commerce, les échanges, les voyages ont pris une importance considérable, permettant aux hommes d'approfondir leurs connaissances scientifiques, de mieux appréhender le monde en développant les relations humaines et en donnant aux artistes l'opportunité de traduire l'évolution de leur temps. Avec parfois des accents de récit épique auxquels s'ajoute une lecture subtile des oeuvres d'art, Timothy Brook nous instruit, nous passionne, en nous faisant percevoir le sens et la beauté de ces toiles qui font "l'éloge du quotidien".
A avoir dans sa bibliothèque !



 

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Un air de Méditerranée en ville
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Quand la mer se retire...

Loin des grands rochers noirs que baise la marée,

La mer calme, la mer au murmure endormeur,

Au large, tout là-bas, lente s’est retirée,

Et son sanglot d’amour dans l’air du soir se meurt.

La mer fauve, la mer vierge, la mer sauvage,

Au profond de son lit de nacre inviolé

Redescend, pour dormir, loin, bien loin du rivage,

Sous le seul regard pur du doux ciel étoilé.

La mer aime le ciel : c’est pour mieux lui redire,

À l’écart, en secret, son immense tourment,

Que la fauve amoureuse, au large se retire,

Dans son lit de corail, d’ambre et de diamant.

Et la brise n’apporte à la terre jalouse,

Qu’un souffle chuchoteur, vague, délicieux :

L’âme des océans frémit comme une épouse

Sous le chaste baiser des impassibles cieux.

Nérée Beauchemin

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Fred Campy, Tiffany Tavernier, Olivier Mony, Laure Buisson

Fred Campy, Tiffany Tavernier, Olivier Mony, Laure Buisson

L'après-midi de samedi au salon d'Hossegor a été consacrée dans un premier temps à une table ronde animée par Olivier Mony journaliste littéraire à Sud-Ouest, sur ces aventurières et exploratrices qui ont fait avancer la cause des femmes.
Tiffany Tavernier, romancière et scénariste a été marquée très tôt par l'incroyable destin d'Isabelle Eberhardt d'origine russe,dont la curiosité et la soif de liberté l'ont conduite dans plusieurs pays du monde en bravant les codes de l'époque, avant de terminer sa vie en Algérie où elle est morte noyée à 27 ans, en 1904. Plusieurs écrivains se sont intéressés à elle, notamment Edmonde Charles Roux avec Désir d'Orient, et Nomade j'étais.
Un destin dans l'Islam,
de T.Tavernier, propose un autre regard sur cette femme, en résonance avec l'époque actuelle.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Isabelle_Eberhardt


Laure Buisson, quant à elle, a découvert par hasard il y a une vingtaine d'années,Jeanne de Belleville, cette poitevine, combattante infatigable surnommée la "tigresse bretonne",épouse de seigneurs (mariée quatre fois) première femme pirate pendant 9 mois de sa vie.
Le titre du roman est très évocateur de cet esprit libre, indomptable, que rien n'effrayait:
Pour ce qu'il me plaist, Jeanne de Belleville, la première femme pirate
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_de_Belleville

 

Fred Campoy et Mathieu Blanchot scénariste et illustrateur, se sont penchés sur un personnage non moins célèbre que les deux précédents, Alexandra David-Neel, dont le parcours a inspiré bon nombre de voyageurs au 20è siècle. Morte en 1969 à 101 ans, cette franco-belge hors norme a été la première femme à pénétrer au Tibet, s'est investie dans le journalisme, l' anarchisme, le bouddhisme, la franc-maçonnerie, le chant lyrique...
Cette figure importante pour le féminisme a capté l'attention d'écrivains, de cinéastes, de dramaturges, tous fascinés par son érudition et la richesse de sa personnalité.
Une vie avec Alexandra David-Néel retrace en BD ce parcours exceptionnel.

 

Marianne Payot, Laurent Selsik

Marianne Payot, Laurent Selsik

Laurent Selsik, talentueux auteur du prix Femina 2013 , "Le cas Eduard Einstein", est écrivain et médecin, ce qui lui permet d'aborder les personnages dont il traite avec un double regard. En tant que romancier, il tente de se mettre à leur place et en tant que thérapeute, il envisage d'aller au-delà des apparences, de ce que l'on sait de ces personnages.
Interviewé par Marianne Payot, rédactrice à l'Express, ce natif de Nice devait obligatoirement s'intéresser à celui qui fut élève au lycée Masséna, avant de remporter deux fois le prix Goncourt (sous un nom d'emprunt la deuxième fois), Romain Gary. Homme tourmenté à la personnalité complexe, il s'est inventé un père, lui qui a terriblement souffert du départ de son vrai père et qui a suivi ,consciemment ou pas, les désirs de sa mère souhaitant pour son fils un destin plus glorieux que le sien, au prix de nombreux mensonges.
Romain Gary s'en va-t'en-guerre tente d'analyser toutes les souffrances de l'écrivain, ses passions, ses rêves déçus, tout ce qui donnera par la suite matière à créer de grands romans.
Un entretien riche, passionnant!

 

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Comme chaque année, ce salon, spécialisé dans la biographie et le livre d'Histoire, propose de beaux échanges avec auteurs et éditeurs pendant les trois prochains jours dans le cadre agréable du Sporting Casino :

http://www.hossegor.fr/fr/decouvrir/les-grands-evenements/salon-livre/

http://www.hossegor.fr/upload/page/ftp/Salon-du-livre-programme.pdf

 

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Les ors du soir
Les ors du soir
Les ors du soir

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Le blog de Ritournelle

Mes photos, mes coups de coeur en littérature et au ciné, les auteurs et artistes que j'admire,mes productions personnelles et une pincée d'humour...

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